Santé des groupes vulnérables: profils de ressources – IP2

Ce projet de recherche vise à étudier les facteurs qui contribuent aux inégalités en matière de santé, en mettant l'accent sur les conditions objectives et subjectives qui créent la vulnérabilité. Les mécanismes sous-jacents qui façonnent la santé des individus sont encore mal compris, en particulier dans les groupes vulnérables. Nous suggérons que la perception des ressources joue un rôle central, contribuant à la perception de la vulnérabilité. Les modèles de ressources réelles et les perceptions des ressources des individus seront étudiés dans des groupes à risque prédéfinis, afin d'examiner la dynamique entre les conditions objectives et les perceptions des individus dans ces conditions.

Notre recherche sera conforme aux hypothèses centrales de la théorie du stress, selon lesquelles les individus subissent un stress lorsqu'ils évaluent certaines circonstances comme étant au-delà de leur capacité d'adaptation, ce qui souligne l'importance des évaluations subjectives. En effet, l'anticipation et la perception de la perte de ressources sont des facteurs clés de l'expérience du stress et peuvent avoir des effets positifs de protection ou négatifs.

Une meilleure compréhension des modèles de ressources objectives et perçues dans les groupes à risque aidera à élaborer des interventions ou des mesures politiques qui répondent réellement aux besoins de groupes minoritaires (mais comprenant de nombreuses personnes) de la population, en tenant compte de leur propre définition de la bonne santé.

L'IP2-Santé cherche à combler trois lacunes dans la littérature :

  1. L'analyse des modèles de ressources réelles (objectives) et perçues (subjectives) dans la création des inégalités de santé.
  2. La recherche axée sur le genre dans les conditions et les perceptions de la santé.
  3. Les combinaisons de conditions de vie objectives et de perceptions des individus en matière de santé.

Questions de recherche

Quels modèles de ressources sont associés respectivement à la mauvaise et à la bonne santé dans les groupes à risque?

Notre objectif est de découvrir les modèles de ressources qui favorisent la bonne santé par rapport aux modèles qui influencent négativement la santé dans les groupes à risque. La santé comprendra la santé physique et mentale, et les modèles (genrés) de ressources tels que les aspects socio-économiques, psychologiques, les relations et les facteurs contextuels seront pris en compte. Nous examinerons également dans quelle mesure la perte de santé déclenche des changements négatifs dans les modèles de ressources et la spirale des pertes, comment ces développements peuvent être modifiés et si des circonstances défavorables peuvent conduire à développer des ressources et des forces supplémentaires.

Quels mécanismes psychosociaux sous-tendent l'élaboration de la perception des ressources chez les groupes à risque?

Pour habiliter les groupes à risque, il est crucial d'examiner comment les individus perçoivent leur santé par rapport aux attentes sociales en matière de qualité de la santé qui peuvent varier d'un groupe social à l'autre. Ces perceptions peuvent dépendre de l'interprétation que les individus font de leur santé à la lumière de leurs circonstances de vie particulières, de leurs propres attentes, mais aussi par rapport aux normes sociales dominantes et peut-être déroutantes sur ce que signifie être en "bonne santé".

Team

Leaders
Prof. Claudine Burton-Jeangros (Université de Genève)
Prof. Daniela Jopp (Université de Lausanne)

Professeur·es
  • UNIL: Joëlle Darwiche, Eva Green, Valentino Pomini, Dario Spini
  • Université de Berne: Hans-Jörg Znoj
Chercheur·es et post-docs
  • UNIL: Emmanuelle Anex, Anik Debrot, Claudia Meystre, Davide Morselli, Hannah Klaas
  • UNIGE: Boris Cheval, Aline Duvoisin, Yves Jackson
  • Université de Fribourg: Stéphane Cullati
  • Université de Berne: Jeannette Brodbeck
  • Centre suisse des paraplégiques: Claudio Peter, Valérie Carrard
Doctorant·es
  • UNIL: Aurélie Chopard-dit-Jean, Annahita Ehsan, Charikleia Lampraki, Minja Leko, Mengling Cheng
  • UNIGE: Liala Consoli, Julien Fakhoury, Stefan Sieber
  • Centre suisse des paraplégiques: Caroline Schwarz-Debnar

Publications

Autres publications

Jopp, D. S., Lampraki, C., & Meystre, C.. (2018). Vulnérabilité et résilience chez les centenaires. Gerontologie et societe, 40, 111–130. doi:https://doi.org/10.3917/gs1.157.0111
PDF icon Article (PDF) (1.54 Mo)
Fargnoli, V., & Burton-Jeangros, C.. (2019). Vieillissement et sida, le vécu de femmes séropositives en Suisse romande. Soins, 834, 25–28. doi:http://dx.doi.org/10.1016/j.soin.2019.02.004
PDF icon Article (PDF) (95.18 Ko)
Bolzman, C. (2014). Exil et errance. Pensée plurielle. Parole, pratiques et réflexions du social, 35(1), 43-52. doi:10.3917/pp.035.0043
PDF icon Article (PDF) (2.61 Mo)
Bolzman, C., & Bagalwa, J.. (2013). Diplômés africains: Accès aux emplois qualifiés en Suisse. Dans A. Manço & Barras, C. (Éd.), La diversité culturelle dans les PME. Accès au travail et valorisation des ressources (p. 65-79). Paris: L’Harmattan.
Wall, K., & Bolzman, C.. (2013). Mapping the new plurality of transnational families: A life course perspective. Dans L. Baldassar & Merla, L. (Éd.), Transnational families, migration and the circulation of care. Understanding mobility and absence in family life (p. 68-96). New York: Routledge.
Bernardi, L. (2011). A mixed-method social networks study design for research on transnational families. LIVES Working Papers, 2011(3), 1-13. doi:10.12682/lives.2296-1658.2011.3
PDF icon Article (PDF) (535.71 Ko)
Bolzman, C., & Gomensoro, A.. (2011). Türkeistämmige Kinder in der Schule. Dans M. Ideli, Suter Reich, V., & Kieser, H. - L. (Éd.), Neue Menschenlandschaften: Migration Türkei - Schweiz 1961-2011 (p. 283-305). Zürich: Chronos.
Bernardi, L. (2011). A mixed-methods social networks study design for research on transnational families. Journal of Marriage and Family, 73(4), 788-803. doi:10.1111/j.1741-3737.2011.00845.x
PDF icon Article (PDF) (681.46 Ko)