Communiqué de presse - La ségrégation spatiale est moindre dans les cantons avec beaucoup d'étrangers

Communiqué de presse - La ségrégation spatiale est moindre dans les cantons avec beaucoup d'étrangers

Dans le 22e numéro de la revue Social Change in Switzerland, Jonathan Zufferey et Philippe Wanner (Université de Genève) examinent la distribution spatiale de la population étrangère en Suisse. La ségrégation spatiale est la plus forte dans les cantons de Berne et du Valais, et la plus faible à Genève, Vaud et Tessin. Au niveau des nationalités, la ségrégation la plus forte s’observe pour les ressortissants de Turquie et d'Amérique du Nord.

La proportion d'étrangers varie fortement selon le lieu d’habitation. En étudiant la distribution sur tout le territoire au sein des 10'000 personnes environnantes, les auteurs montrent que la proportion d'étrangers est la plus faible à Röthenbach dans l'Emmental bernois, avec 2,1 %, et la plus élevée à Crissier près de Lausanne, avec 62,4 %. Les étrangers sont surreprésentés dans les grandes villes et leurs environs, notamment le long du lac Léman et du lac de Zurich. La proportion d'étrangers est également élevée dans certaines régions de montagne des cantons du Valais (autour de Verbier et Zermatt) et des Grisons (en Engadine). 

La ségrégation des migrants est la plus forte dans les cantons de Berne et du Valais et la plus faible dans les cantons de Genève, Vaud et Tessin. Malgré une forte proportion d'étrangers, la mixité sociale dans ces trois derniers cantons conduit à une faible ségrégation spatiale, alors qu'à Berne et en Valais, les étrangers sont concentrés dans les centres urbains et quelques communes touristiques. Une forte proportion d'étrangers dans les cantons n'est donc pas synonyme de forte ségrégation. 

Une analyse au niveau des nationalités montre que les Français vivent principalement en Suisse romande. Les ressortissants portugais sont concentrés en Suisse latine et dans les Grisons, tandis que les ressortissants italiens sont répartis de manière plutôt égale dans toute la Suisse. Au niveau local, la plus grande ségrégation se retrouve chez les Turcs et les ressortissants d'Amérique du Nord. Les premiers ont des revenus plutôt faibles et la ségrégation est donc liée en partie aux possibilités restreintes sur le marché du logement. Les derniers, en revanche, sont souvent des expatriés hautement qualifiés qui s'installent dans les centres à vocation internationale.

>> J. Zufferey & P. Wanner (2020). La distribution spatiale de la population étrangère en Suisse. Social Change in Switzerland, N°22www.socialchangeswitzerland.ch

Contact: Philippe Wanner, Université de Genève, 078 806 28 69, Philippe.Wanner@unige.ch

La série Social Change in Switzerland documente, en continu, l’évolution de la structure sociale en Suisse. Elle est éditée conjointement par le Centre de compétences suisse en sciences sociales FORS, le Centre de recherche sur les parcours de vie et les inégalités (Faculté des sciences sociales et politiques, Université de Lausanne) LINES et le Pôle de recherche national LIVES – Surmonter la vulnérabilité: perspective du parcours de vie (PRN LIVES). Le but est de retracer le changement de l’emploi, de la famille, des revenus, de la mobilité, du vote ou du genre en Suisse. Basées sur la recherche empirique de pointe, elles s’adressent à un public plus large que les seuls spécialistes.

La formation professionnelle comparée à la formation générale

La formation professionnelle comparée à la formation générale

Le dernier numéro des LIVES Impact, co-rédigé par Pascal Maeder et Maïlys Korber, s’intéresse aux différences de perspectives professionnelles en Suisse entre les individus ayant suivi une formation professionnelle et ceux ayant opté pour une formation générale.

La formation professionnelle est connue pour faciliter l'entrée sur le marché du travail en fournissant des compétences spécifiques qui sont facilement utilisables dans une profession donnée. Ce type d'enseignement peut permettre aux jeunes d’être en bonne adéquation avec leur métier au début de leur carrière, mais il peut également rendre les travailleuses et travailleurs plus âgé·e·s vulnérables aux changements technologiques et aux modifications dans la structure de leurs professions. A l’inverse, les titulaires d'une formation générale peuvent rencontrer davantage de difficultés pour entrer sur le marché du travail à cause d'un manque de compétences professionnelles, mais elles et ils peuvent être mieux rémunéré·e·s après plusieurs années d'expérience, ce en raison de la plus grande flexibilité des qualifications générales. Pour aborder cette thématique, Maïlys Korber a étudié l'emploi et les salaires tout au long du parcours de vie des titulaires d'une formation professionnelle et les a comparés à ceux des titulaires d'une formation générale, tous deux au moment du secondaire supérieur. Les points clefs explicités par cette édition sont les suivants :

  • Jusqu’à l’âge de 30 ans, avoir suivi une formation professionnelle représente un avantage en matière d'emploi pour les hommes, comparé à l’enseignement général post-obligatoire. Après cet âge, le taux d’emploi des deux groupes est similaire.
  • Les perspectives d'emploi des femmes restent, elles, très semblables tout au long du parcours de vie, qu’elles aient une formation professionnelle ou générale.
  • Initialement, le revenu des hommes avec une formation professionnelle est plus élevé jusqu'à l’âge de 30 ans, tandis que les femmes titulaires d’une formation supérieure jouissent déjà d'un tel avantage à 26 ans.

Lire l'intégralité de cette édition
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LIVES Impact (ISSN: 2297-6124) publie régulièrement des notes de synthèse portant sur des recherches issues du Pôle de recherche national LIVES « Surmonter la vulnérabilité: perspective du parcours de vie » (PRN LIVES). Ces notes s’adressent à un public professionnel actif dans la politique sociale et les champs d’action associés. 

Series Editor: Pascal Maeder, KTT Officer, pascal.maeder@hes-so.ch 

LIVES Best paper award - 2020 edition

LIVES Best paper award - 2020 edition

In order to stimulate advances in the areas of vulnerability and life course studies, the Swiss National Centre of Competence in Research LIVES encourages scholars at the beginning of their career to apply to the LIVES Best Paper Award for Early Scholars. Deadline for the 2020 application: 30 June 2020.

The award was usually delivered during the Society for Longitudinal and Life Course Studies (SLLS) conference taking place in Germany at the University of Potsdam. Due to the COVID-19 situation, there will be no ceremony for this Award this year. However, we kindly ask the winner to send us a selfie with the prize upon reception, which will be sent out by postal mail. We will gladly post your picture on our website.

Send your application and read the participation criteria on our webform

Good luck!

LIVES Call for Research Projects

LIVES Call for Research Projects

The NCCR LIVES "Overcoming vulnerabiliy: Life course perspective" invites advanced researchers to submit a research project proposition with an international collaboration until June 30, 2020.

The funding will start as of January 2021 at the earliest and will finish at the end of 2022 at the latest.

The amount for the funding of this call is 600,000 CHF for 3 projects (200,000 CHF per project). There is possibility to hire a post-doc for this type of project (but not for a PhD student given the short delay).

All details can be found on this webpage: "Call for contributions - LIVES international research project call"

Please do not hesitate to contact us at Lives.scientific@unil.ch for more information.

SLLS Summer School 2020 - Cancelled

Due to the COVID-19 situation, the 2020 SLLS Summer School on Longitudinal and Life Course Research has been cancelled.

IEE Webinar - Event Studies, Endogenous Timing and the Child Penalty

The child penalty is widely regarded as a main driver of the gender wage gap. This paper contributes to the literature by combining an event study framework with instrumental variables (IV) using the outcomes of in vitro fertilization (IVF) in Norway as instruments.

The next IEE Webinar will be held online on Wednesday 13 May 2020 from 14:15 to 15:45. (see access on Zoom below)

Prof. Edwin LEUVEN (University of Oslo, Norway) will give the lecture:
Event Studies, Endogenous Timing and the Child Penalty

The child penalty is widely regarded as a main driver of the gender wage gap. This paper contributes to the literature by combining an event study framework with instrumental variables (IV) using the outcomes of in vitro fertilization (IVF) in Norway as instruments. We find that the endogeneity of fertility timing introduces substantial omitted variable bias in a regular OLS event study, while delayed fertility and intensive margin fertility responses lead to bias in previous IV estimates using IVF treatments. Our approach addresses these issues by centering time on the age of child rather than on time of the IVF attempt, and by instrumenting first and second births. The resulting estimates show that (i) fertility has short-lived negative effects on mother's earnings that mostly disappear after two to three years; (ii) effects are similar for the extensive and intensive margin of fertility; and (iii) partners are shielded from any negative effects.

Access

Please join Zoom meeting : https://unige.zoom.us/j/779077632
Meeting ID: 779077632
Password: 1211

« Je suis le roi du monde » - Un jeu pour découvrir les méandres des parcours de vie en famille

« Je suis le roi du monde » - Un jeu pour découvrir les méandres des parcours de vie en famille

En ces temps confinés, le PRN LIVES dépoussière ses archives pour vous dénicher des activités à faire en famille ou entre amis. Avec ce jeu développé par LIVES et l’équipe des Mystères de l’UNIL 2013, les enfants parcourent un navire des cales jusqu’à la proue sur le mode du jeu de l’oie.

Sur leur route, les joueurs tombent sur des événements du parcours de vie qui les font soit avancer, soit reculer, soit stagner - comme les études, les accidents de santé ou les problèmes familiaux. L’objectif est de sensibiliser les enfants au fait que nous sommes tous sur le même bateau: la case de la crise économique, par exemple, affectera l’ensemble des joueurs. Quelques concepts clés de la théorie des parcours de vie ont été appliqués de manière simplifiée pour rédiger les règles du jeu: vies liées, intentionnalité, temporalité des événements, etc.

Pour jouer, c’est simple. Imprimez le plateau de jeu (bateau) ainsi que les règles (liste d’évènements de vie). Il vous suffit ensuite d’un pion par personne et un dé. Quel sera votre parcours? 

Partagez vos photos avec nous!

Prenez des photos ou vidéos pendant le jeu et partagez vos images sur les réseaux sociaux en taggant la page de LIVES!

 

Enquête : la pandémie de COVID-19 et les personnes âgées de 65 ans et plus en Suisse

Le contexte actuel de la pandémie de COVID-19 pose des questions au sujet de l’impact du confinement sur le vécu des personnes âgées de 65 ans et plus. Un questionnaire mis en place par des chercheur·es de l'Université de Genève permet aux seniors de s'exprimer sur leur situation actuelle.

Le questionnaire est disponible en ligne jusqu'au 26 avril et peut être rempli de 2 façons: 

  1. Le/la répondant.e, agé.e de 65 ou plus, peut compléter le questionnaire directement en ligne ;
  2. Une personne qui connait un.e possible répondant.e lui fait passer le questionnaire par téléphone et le complète en ligne.

Par cette enquête, les chercheur·es souhaitent récolter d'importantes informations au sujet de l'immobilité, contacts sociaux et formes alternatives de mobilité des seniors. 

COVID-19 - Un guide pour soutenir les professionnel·les engagé·es dans une mobilisation efficace en situation de crise

COVID-19 - Un guide pour soutenir les professionnel·les engagé·es dans une mobilisation efficace en situation de crise

En cette période de crise due au COVID-19, de nombreux·ses acteurs·trices de la société se mobilisent pour venir en aide aux personnes en situation de vulnérabilité. Autorités publiques, professionnel·les de tous bords, parents, médias, tous·tes participent à l’effort commun et mettent en place de nouvelles actions publiques pour freiner la progression de la pandémie. Cependant, dans l’urgence, il est parfois difficile d’évaluer si les mesures mises en place auront l’effet escompté. Le Prof. en psychologie sociale Guy Elcheroth, chercheur du Pôle de recherche national LIVES – Surmonter la vulnérabilité : perspective du parcours de vie à l’Université de Lausanne, recueille 10 conseils pratiques et 10 résultats scientifiques dans un guide permettant de mobiliser 3 types de comportement sociaux : protection, solidarité et résilience.

De nombreuses recherches en psychologie sociale et autres disciplines voisines ont déjà été conduites à l’international et donnent des indications sur les pratiques qui ont prouvé leur efficacité (voir la fact-sheet). Au vu de l’urgence liée à une période de crise, l’enjeu principal est de prendre rapidement les bonnes décisions et d’éviter les pièges déjà connus. Ce guide permet de soutenir l’ensemble des acteurs et actrices engagé·es dans la coordination de l’action publique durant cette crise sanitaire. La mise en œuvre de ces connaissances prend tout son sens dans la situation actuelle liée au COVID-19. Ces pratiques sont transférables à d’autres crises et, dans l’idéal, elles sont appliquées en amont, dès la conception d’un projet.

Un objectif commun : susciter l’adhésion de la population

Dans la multitude d’initiatives actuellement mises en œuvre pour venir en aide aux personnes nouvellement ou déjà en situation de vulnérabilité, l’objectif est le même : faire adhérer l’ensemble de la population aux mesures de santé publique. La difficulté réside dans la mobilisation de trois comportements sociaux, réels remparts face à cette crise sanitaire : des comportements de protection - respect des consignes sanitaires, telles que la distanciation sociale ; des comportements de solidarité - soutien aux personnes vulnérables et engagement dans la continuité des services essentiels ; des comportements de résilience - prévenir d’autres dommages générés par une situation éprouvante. Le déroulement de la crise sanitaire et ses conséquences humaines dépendront de la bonne mobilisation de ces trois comportements, par l’ensemble de la population. 

>>> Comment mobiliser efficacement des comportements de protection, de solidarité et de résilience en période de crise? Guide complet (PDF)

>>> 10 conseils pratiques basés sur 10 constats scientifiques - Fact-sheet (PDF)

>>> Liste de l'ensemble des Policy briefs LIVES IMPACT

Une étude internationale sur les relations sociales à l’époque du COVID-19

Une étude internationale sur les relations sociales à l’époque du COVID-19

Des chercheur·es en psychologie lancent l’étude internationale « L’amour à l’époque du COVID » et s’intéressent à nos relations sociales en ces temps marqués par le confinement. Comment nos relations sociales – couple, famille, ami·es – évoluent-elles et peuvent-elles nous aider à faire face aux difficultés en temps de crise? Qui sont les personnes les plus vulnérables? La Dre Anik Debrot, maître assistante du Pôle de recherche national LIVES – Surmonter la vulnérabilité : perspective du parcours de vie à l’Université de Lausanne fait partie de l’équipe de cette recherche longitudinale qui a l’ambition de faire des comparaisons entre pays et cultures.

Déjà disponible en 8 langues (français, anglais, allemand, italien, espagnol, turque, néerlandais et indonésien) et prochainement également en thaï et chinois, l’étude internationale « L’amour à l’époque du COVID » est lancée par l’Université de Géorgie (UGA) aux Etats-Unis par le prof. Richard Slatcher et se penche sur le caractère unique de cette période de pandémie. « Le confinement a des effets psychologiques et relationnels importants. Afin d’aider les futures générations à affronter d’éventuelles situations similaires, nous avons un devoir de documentation. », explique la Dre Anik Debrot, maître assistante en psychologie clinique et psychopathologie.

Une étude longitudinale et internationale

Les répondants, volontaires, majeurs et anonymes, remplissent un questionnaire en ligne toutes les deux semaines pendant et un peu après la pandémie du COVID-19, pendant 15 à 20 minutes. L’objectif des chercheur·es est de rassembler le plus de réponses dans le plus de pays possibles afin d’effectuer des comparaisons nationales et culturelles.

Contact : Dre Anik Debrot, anik.debrot@unil.ch 

Informations complémentaires : site web de l’étude “Love in the Time of COVID” (en anglais)

Depuis 2011, le Pôle de recherche national LIVES – Surmonter la vulnérabilité : perspective du parcours de vie étudie les effets de l'économie et de la société sur l'évolution de situations de vulnérabilité par le biais d'études longitudinales et comparatives. Il vise à mieux comprendre l'apparition et l'évolution de la vulnérabilité ainsi que les moyens de la surmonter pour favoriser l'émergence de mesures sociopolitiques innovantes. Au terme de son financement par le Fonds national suisse pour la recherche (FNS) en 2022, il laissera la place au Centre LIVES, qui reprendra ses activités de recherche.

Normes de classe et genre déterminent les choix professionnels des adolescents

Normes de classe et genre déterminent les choix professionnels des adolescents

Le 7 avril 2020, Dinah Gross a brillamment défendu sa thèse intitulée : « How gender and class norms shape our worldview: Occupational representations of teenagers in Switzerland », à l’Université de Lausanne. Ce travail s’est intéressé aux représentations qu’ont les adolescent·e·s des professions en termes de sexuation et de prestige.

Sexuation et prestige sont deux éléments habituellement considérés comme fondateurs pour les aspirations professionnelles. Grace à un questionnaire ayant sondé 3125 jeunes de 12 à 15 ans et leurs parents en Suisse, Dinah Gross a pu examiner comment ces représentations professionnelles varient en fonction de paramètres sociaux et comment elles influencent les aspirations futures de ces jeunes en matière de carrière.

Cette thèse a pu montrer que les représentations de la sexuation des professions varient en fonction du sexe, de l’identité de genre et du sexisme des participant·e·s. En résulte une perception hiérarchique et ségréguée des professions estimées convenir à chaque sexe. Cette perception est notamment héritée des parents à travers la transmission d’attitudes et de représentations. Ce travail montre également que la théorie de la circonscription et du compromis (Gottfredson), indiquant que les jeunes choisissent leur future profession suite à un processus de circonscription des alternatives acceptables en termes de sexuation, de prestige et de difficulté, n’est pas fiable. En effet, le prestige, de même que la difficulté, ne semblent pas être des dimensions adéquates pour prédire la future orientation professionnelle des jeunes.

LIVES propose un Programme doctoral qui s’adresse en premier lieu aux doctorant·e·s des sciences sociales et de psychologie intégrant une problématique parcours de vie dans leur travail. Ce programme vise à favoriser des cursus qui aboutissent à des doctorats de qualité dans des délais raisonnables ainsi que l'insertion professionnelle, notamment dans des carrières académiques.

DIAL Summer School 2020

DIAL Summer School 2020

La DIAL Summer School 2020 se déroulera du 17 au 19 août 2020 à l'Université de Turku en Finlande. Un appel à communication est lancé.

Le programme de recherche transnational de NORFACE : "Dynamics of Inequality Across the Life-course: structures and processes" (DIAL) organise une Summer School portant sur les recherches multi et interdisciplinaire concernant les inégalités dans le parcours de vie. L'événement se déroulera du 17 au 19 août 2020 à l'Université de Turku en Finlande (il se peut que l'événement se déroule par visioconférence en raison de la situation actuelle). Cette Summer School est consacrée aux jeunes chercheurs qui sont impliqués dans des projets DIAL ou dans le INVEST Research Flagship Center. Des exemples de recherches multi et interdisciplinaires y seront présentés. Les étudiants auront également l'occasion de présenter leurs propres travaux et de recevoir des feedbacks d'un point de vue multidisciplinaire. 

À ce propos, un appel à communication a été lancé. Les jeunes chercheurs sont invités à faire parvenir un abstract de leur recherche en lien avec les inégalités dans le parcours de vie sur 2 à 4 pages. Une courte biographie incluant la description de l'implication dans un projet DIAL ou INVEST est demandée. Le délai est fixé au 29 mai 2020. 

Des informations complémentaires sont disponibles dans le document ci-dessous. 

Communiqué de presse - Réduire sa consommation d’énergie : les intentions incohérentes des Suisses

Communiqué de presse - Réduire sa consommation d’énergie : les intentions incohérentes des Suisses

Alors que la consommation d’énergies fossiles augmente et que la prise de conscience globale du réchauffement climatique progresse, les intentions des ménages de réduire leur propre consommation suivent peu. Le nouveau numéro de la revue Social Change in Switzerland montre à l’aide d’une enquête menée auprès de 5000 ménages que seul un tiers des individus déclarent vouloir réduire leur empreinte carbone. De plus, parmi ces derniers, cette intention se traduit peu dans des intentions concrètes au niveau de l’utilisation de la voiture, de l’électricité ou du chauffage.

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs Mehdi Farsi, Laurent Ott et Sylvain Weber de l’Université de Neuchâtel analysent les enquêtes annuelles sur la demande d’énergie 2016-2019. Ils montrent que seuls 25% des répondants se déclarent favorables à une réduction de l’utilisation de leur voiture alors que 33% déclarent vouloir réduire leur empreinte carbone. Les femmes, les jeunes et les habitants des villes sont globalement plus disposés à réduire leur empreinte carbone ainsi que leur consommation d’énergie à travers une utilisation moindre de la voiture, du chauffage et de l’électricité. Les jeunes femmes soutiennent également davantage la grève du climat. 

Connaissance ne rime pas avec intention 

De ces enquêtes ressort également que les hommes et les personnes âgées de plus de 55 ans ont une meilleure compréhension de l’énergie et de son impact climatique. Mais un bon niveau de connaissances ne s’accompagne pas d’intentions plus favorables quant à une réduction de la consommation énergétique. En effet, les groupes de personnes avec de meilleures connaissances en matière énergétique semblent moins disposés à modifier leurs comportements. Informer la population n’est donc pas suffisant pour réduire la consommation d’énergie. 

Une taxe CO2 floue mais bien acceptée 

En interrogeant les individus sur la taxe CO2, l’enquête montre que celle-ci est souvent mal comprise voire même ignorée. Alors que la taxe CO2 s’élève à plus de 25% du prix du combustible (mazout et gaz), une minorité importante des répondants ne se rend pas compte qu’ils la paient. Or, si de larges pans de la population ignorent une taxe, il est inutile de s'attendre à ce que celle-ci puisse modifier leur comportement au niveau de l’utilisation énergétique. Néanmoins, les trois chercheurs mettent en lumière que les Suisses, à l’exception des jeunes vivant en zone rurale, soutiendraient cette taxe lors d’une votation populaire. 

>> M. Farsi, L. Ott & S. Weber (2020). Les intentions contradictoires des Suisses vis-à-vis de leur consommation d'énergieSocial Change in Switzerland N° 21, 
www.socialchangeswitzerland.ch

Contact : Sylvain Weber, +41 32 718 14 42, sylvain.weber@unine.ch

La série Social Change in Switzerland documente, en continu, l’évolution de la structure sociale en Suisse. Elle est éditée conjointement par le Centre de compétences suisse en sciences sociales FORS, le Centre de recherche sur les parcours de vie et les inégalités (Faculté des sciences sociales et politiques, Université de Lausanne) LINES et le Pôle de recherche national LIVES – Surmonter la vulnérabilité: perspective du parcours de vie (PRN LIVES). Le but est de retracer le changement de l’emploi, de la famille, des revenus, de la mobilité, du vote ou du genre en Suisse. Basées sur la recherche empirique de pointe, elles s’adressent à un public plus large que les seuls spécialistes.

Communiqué de presse - Muscles et cerveau, qui entraîne qui?

Communiqué de presse - Muscles et cerveau, qui entraîne qui?

Des chercheurs du PRN LIVES et du Centre interfacultaire en sciences affectives (CISA) de l’UNIGE démontrent que le déclin des capacités cognitives après 50 ans entraîne le déclin de l’activité physique, et que contrairement à ce que la littérature suggérait jusqu’ici, la relation inverse est beaucoup moins forte.

Toutes les 10 secondes, une personne décède dans le monde à cause de l’inactivité physique, soit 3,2 millions de personnes par an selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dès l’âge de cinquante ans, on constate un déclin progressif de l’activité physique, mais aussi des capacités cognitives, car les deux sont corrélées. Mais qu’est-ce qui influe sur quoi? L’activité physique sur le cerveau ou l’inverse? Pour répondre à cette question, des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE) et du Pôle de recherche national PRN LIVES ont utilisé une base de données regroupant plus de 100’000 personnes âgées de 50 à 90 ans, dont les capacités physiques et cognitives ont été mesurées tous les deux ans pendant douze ans. Leurs résultats, à lire dans la revue Health Psychology, démontrent que contrairement à ce que l’on pensait, les capacités cognitives préviennent la sédentarité beaucoup plus que l’activité physique ne prévient le déclin des capacités cognitives. C’est donc bien notre cerveau qu’il faut entraîner en premier lieu.

Depuis plusieurs années, la littérature s’intéresse à l’impact de l’activité physique sur les aptitudes cognitives. «Des corrélations ont été établies entre ces deux éléments, notamment au niveau de la mémoire, mais aussi de la croissance et de la survie de nouveaux neurones, explique Boris Cheval, chercheur au Centre interfacultaire en sciences affectives (CISA) de l’UNIGE. Mais on n’a encore jamais formellement testé qui précède qui : est-ce l’activité physique qui prévient le déclin des aptitudes cognitives ou l’inverse ? C’est ce que nous avons voulu vérifier.»

Qui de l’oeuf ou de la poule est arrivé en premier ?

D’anciennes études fondées sur la corrélation entre l’activité physique et les aptitudes cognitives postulent que c’est la première qui prévient le déclin des secondes. «Mais est-ce que ces recherches ne raconteraient pas qu’une moitié de l’histoire? C’est ce que des études récentes suggèrent, puisqu’elles démontrent que notre cerveau est mis à contribution quand ils s’agit de s’engager dans une activité physique», continue le chercheur genevois. 

Pour tester formellement les deux options possibles, les chercheurs de l’UNIGE ont utilisé les données de l’enquête SHARE (Survey of health, aging and retirement in Europe), une base de données socio-économiques européenne réunissant plus de 25 pays. «Tous les deux ans, les capacités cognitives et le niveau d’activité physique de 105 206 adultes âgés de 50 à 90 ans ont été testées sur une période de douze ans», explique Matthieu Boisgontier, chercheur au Pôle de recherche national LIVES (PRN LIVES). Les capacités cognitives étaient mesurées par un test de fluence verbale (nommer le plus d’animaux possible en 60 secondes) et de mémoire (mémoriser 10 mots et les réciter plus tard). L’activité physique était mesurée sur une échelle de 1 («jamais») à 4 («plus d’une fois par semaine»). 

Les chercheurs genevois ont ensuite utilisé ces données dans trois modèles statistiques distincts: dans le premier, ils regardaient si l’activité physique prédisait le changement des aptitudes cognitives au cours du temps. Dans le deuxième, si les aptitudes cognitives prédisaient le changement de l’activité physique. Dans le dernier, ils testaient de manière bidirectionnelle ces deux possibilités. «Grâce à un indice statistique, nous avons constaté que le deuxième modèle était celui qui s’ajustait le plus précisément aux données des participants», se réjouit Boris Cheval. Cette étude démontre donc que ce sont principalement les capacités cognitives qui influent sur l’activité physique et non l’inverse, comme le postulait la littérature jusqu’à présent. «Évidemment, il s’agit d’un cercle vertueux, l’activité physique influence aussi nos aptitudes cérébrales, mais à la lumière de ces nouveaux résultats, elle le fait dans une moindre mesure», précise Matthieu Boisgontier.

Ralentir un déclin inévitable

Dès l’âge de 50 ans, le déclin des capacités physiques et cognitives est inéluctable. Toutefois, ces résultats démontrent que contrairement à ce que l’on pensait, c’est en agissant d’abord sur les aptitudes cérébrales qu’on pourra ralentir le déclin de ce cercle vertueux. «Cette étude renforce notre théorie qui postule que le cerveau doit fournir un véritable effort pour sortir de la sédentarité et que c’est bel et bien en travaillant sur les capacités cognitives que l’activité physique suivra», conclut Boris Cheval. 

>> Article scientifique complet - Cheval, B., Orsholits, D., Sieber, S., Courvoisier, D., Cullati, S., & Boisgontier, M. P. (2020). Relationship between decline in cognitive resources and physical activityHealth Psychology.

COVID-19 – Report des conférences, séminaires et évènements du PRN LIVES

COVID-19 – Report des conférences, séminaires et évènements du PRN LIVES

Au vu de l’évolution de la situation liée au COVID-19, le personnel administratif et de recherche du Pôle de recherche LIVES poursuit ses activités en télétravail jusqu’à la fin du mois d’avril.

Afin de garantir la santé de tous, tous les séminaires de recherche et autres conférences qui devaient avoir lieu jusqu’à la fin du mois d’avril sont reportés à une date ultérieure. De plus amples informations seront communiquées en temps opportun relativement à ces évènements. Nous vous prions de consulter les sites internet des institutions et universités concernées afin d’avoir les détails au sujet de l’accès à leurs locaux.

Les membres du PRN LIVES restent à votre disposition par e-mail pour toute question, ou via l'intranet pour le personnel, ainsi qu'à l’adresse communication@lives-nccr.ch ou au 021 692 38 83 pour la presse. En raison des circonstances particulières qui nous concernent tous, les temps de réponse aux e-mails peuvent être rallongés. Nous vous remercions de votre compréhension.

Annulation de l'exposition au sujet des seniors migrants

Annulation de l'exposition au sujet des seniors migrants

En raison de l'évolution de la situation liée au covid-19, le PRN LIVES et l'Association Esprit Nomade ont décidé de reporter l'exposition "Une vie bien remplie : parcours de vie migratoires des plus de 60 ans". Les nouvelles dates seront communiquées ultérieurement.

Doctoriales 2020 du PRN LIVES – Les projets des doctorant·es sous la loupe d’expert·es
Doctoriales 2020 du PRN LIVES – Les projets des doctorant·es sous la loupe d’expert·es

Doctoriales 2020 du PRN LIVES – Les projets des doctorant·es sous la loupe d’expert·es

Le 4 et 5 février 2020, 18 doctorant·es du PRN LIVES ont présenté leur recherche lors des Doctoriales. Cet atelier, organisé chaque année, fait partie du dispositif du PRN LIVES pour former la relève des chercheur·es dans le domaine des parcours de vie et de la vulnérabilité. Après avoir présenté leurs projets de thèse, les doctorant·es bénéficient du regard interdisciplinaire d’expert·es sur leur travail, favorisant ainsi une recherche de qualité. Les recherches portent sur de nombreux domaines, tels que la santé, le vieillissement, les trajectoires de carrière et analyses de réseaux, les dés/avantages cumulatifs ou les avancées méthodologiques.

En marge de l’objectif premier lié à la recherche, les Doctoriales sont aussi un événement social, permettant de partager les méthodes et expériences, créer un réseau et ainsi favoriser de futures collaborations. « C’est un environnement amical pour échanger des informations scientifiques et pour créer un lien avec nos collègues et les chercheur·es expérimenté·es. », souligne un·e des doctorant·es.

Cet événement permet aux jeunes chercheur·es de prendre du recul sur leur projet, comme l’indique la Dre Emilie Joly-Burra, experte aux Doctoriales. C’est aussi et avant tout une opportunité de proposer aux doctorant·es de discuter de leurs recherches avec d’autres intervenant·es que leurs directeurs et directrices de thèse. Le Dr Mattia Vacchiano souligne les avantages de ce type d’évènement également pour les chercheur·es seniors intervenant en tant qu’expert·es aux Doctoriales. « Réfléchir à un texte, évaluer la qualité de ses fondements et des éléments théoriques et empiriques qui le composent est toujours un exercice bénéfique à l'activité intellectuelle, et donc à notre travail de chercheur·e ».

RENFORCER LES COMPÉTENCES DE PRÉSENTATION

Ce type d’atelier est également une opportunité d’améliorer d’autres compétences professionnelles primordiales dans le monde académique : « Les Doctoriales aident à améliorer ses talents oratoires. C’est une vraie plus-value de pouvoir exposer sa recherche dans un contexte bienveillant, où la plupart de l’audience est connue », indique un·e des doctorant·es du programme.

La Dre Sabine Kradolfer, organisatrice de l’événement et responsable ad interim du Programme doctoral, est très satisfaite par la qualité des travaux présentés. « Nous avons beaucoup de doctorant·e·s au sein de cette nouvelle cohorte et elles et ils ont déjà fait un important travail de réflexion autour de leurs projets. Nous avons vu des interventions de bonne qualité même pour celles et ceux qui débutaient. » Les Doctoriales sont une tradition depuis la première année du PRN LIVES en 2011 et, au vu du succès de l’événement, la volonté de poursuivre ce concept dans le cadre du futur Centre LIVES séduit.

UN EXPERT INTERNATIONAL POUR RESTER À LA POINTE

Les avancées méthodologiques ont également été à l’honneur de cette édition 2020, avec la conférence plénière donnée par le Prof. Marc Scott de l’Université de New York au sujet des analyses de séquences. En effet, la complexité des parcours de vie, et par conséquent des données récoltées dans les recherches longitudinales, placent la méthodologie au cœur des discussions.

>> Toutes les photos des NCCR LIVES Doctoriales 2020 sont publiées dans cette galerie photo. 

The political costs of inequality - LINES/LIVES Research Seminar

As part of the LINES/LIVES research seminars of spring 2020 : "Parcours de vie et inégalités", Fabian Kratz will give a presentation entitled : "The political costs of inequality: A cumulative inequality perspective on anti-immigration attitudes".

  • Title : The political costs of inequality: A cumulative inequality perspective on anti-immigration attitudes
  • Lecturer : Fabian Kratz, Ludwig Maximilian University of Munich, Germany
  • Date : Tuesday 18 February 2020, 12:15 - 13:30 
  • Location : Geopolis building, room 5799 
  • Host : Michael Grätz
  • Themes : Social stratifications and cumulative inequalities
UniTwin international Network

UniTwin international Network

Life Designing interventions (counseling, guidance, education) for decent work and sustainable development. The UniTwin international network organizes a two-day event with presentations open to the public. During the first day, the vernissage of the book "Repères pour l'orientation" will take place. During the second day, the members of the network will give symposiums, conferences and do a roundtable. The thematic of this day will be the role of vocational counseling to promote access to sustainable careers. The event is held on March 5-6 2020 at the University of Lausanne, Amphimax, room 414.

This network was created as part of the UNITWIN/Chairs UNESCO program. It brings together 19 universities from around the world (Europe, South America, North America and Africa) that cooperate to promote access to decent work and decent life through vocational guidance, career counseling and life designing. In order to achieve this, this network takes part in researches and creates programs to promote social inclusion (wp.unil.ch/unitwin).

Presentations will be given in English.

Venue

5-6 March 2020
University of Lausanne, Amphimax, room 414

Registration

Deadline: 1st March 2020
Fees (lunch and coffee breaks included):

  • University members: CHF 40.–
  • Other participants: CHF 50.– 

ONLINE REGISTRATION AND EVENT SITE

www.unil.ch/unitwin/event 

Integrating immigrants through active labour market policy? - LINES/LIVES Research Seminar

As part of the LINES/LIVES research seminars of spring 2020 : "Parcours de vie et inégalités", Flavia Fossati will give a presentation entitled : "Integrating immigrants through active labour market policy? Evidence from survey experiments".

  • Title : Integrating immigrants through active labour market policy? Evidence from survey experiments.
  • Lecturer : Flavia Fossati, Universtiy of Lausanne (LIVES member)
  • Date : Tuesday 10 March 2020, 12:15 - 13:30 
  • Location : Geopolis building, room 5799 
  • Themes : Migration and exclusion logic ; Social stratifications and cumulative inequalities

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