Le chez-soi : une ressource-clé pour les seniors

Le chez-soi : une ressource-clé pour les seniors

La 4e édition de "Age Report - Habitat et vieillissement : Réalités et enjeux de la diversité" explore la question de l’habitat chez les personnes âgées en Suisse. Ce rapport co-dirigé par Dario Spini (PRN LIVES) prouve la centralité du chez-soi dans la vie des seniors. La satisfaction des seniors en matière de logement a globalement augmenté mais de grandes inégalités restent, selon les régions linguistiques et entre ville et campagne. Ceci est notamment lié à la situation économique variable des seniors, une personne âgée sur cinq étant à risque de précarité financière. Le rapport présente des recommandations et des enjeux pour le futur des personnes âgées en Suisse, une population qui ne cesse de croître.

La satisfaction liée à la condition de logement n’a cessé d’augmenter depuis 2003, ceci grâce au confort du logement lui-même, au voisinage, à l’environnement mais aussi à l’attachement au lieu de vie. Malgré ces améliorations, l’habitat reste un enjeu de taille, surtout pour les personnes âgées les plus vulnérables. En effet, une personne âgée sur cinq risque la précarité financière. D’après cette étude, les bénéficiaires de l’AVS en Suisse sont globalement satisfaits de leur situation financière, bien qu’il existe de grandes différences selon les régions linguistiques. Ce sentiment est en effet inférieur en Suisse romande et au Tessin.

Le rapport présente également plusieurs recommandations et enjeux concernant la population grandissante de personnes âgées en Suisse.

  • Garantir la sécurité matérielle - L’habitat devrait être un lieu susceptible de pouvoir répondre aux besoins en termes de qualité de vie de l’ensemble des personnes âgées, indépendamment de leurs spécificités ou vulnérabilités potentielles.
  • Intégrer le réseau interpersonnelLa famille et le réseau interpersonnel des seniors contribuent à la réflexion sur le lieu de vie à privilégier (appartement, soins à domicile, EMS, etc.). La prise en compte de ces relations est importante pour améliorer la qualité de vie des seniors. 
  • Envisager des alternatives - Des alternatives au domicile traditionnel et aux EMS devraient être développées, ceci afin de mieux répondre aux besoins spécifiques des seniors, pour qui rester chez soi reste une priorité. Des propositions comme des colocations ou des unités spécialisées dans les EMS sont ainsi évoquées.
  • Impliquer les seniors dans la prise de décision - L’EMS peut être considéré comme un espace semi-privé, où beaucoup de décisions sont prises pour les seniors et leur lieu de vie, parfois sans les consulter. Le rapport invite à y réfléchir afin de garantir leur épanouissement et le respect de leur sphère privée.

De manière plus générale, l’ouvrage veut encourager la réflexion sur les lieux de vie des personnes âgées, en tenant compte de leur grande diversité, et propose d’y réfléchir en incluant le plus de facteurs d’influence possible. Les recherches menées dans le cadre de l’Age Report sont un outil de travail primordial pour les professionnels de terrain et les représentants des autorités publiques. 

L’Age Report IV - Habitat et vieillissement : Réalités et enjeux de la diversité, est la 4ème édition d’un rapport s’intéressant à la population de personnes âgées en Suisse. Co-dirigé par François Höpflinger (Université de Zurich), Valérie Hugentobler (Haute école de travail social et de santé Vaud) et Dario Spini (PRN LIVES), cet ouvrage est publié par la fondation Age-Stiftung et soutenu par la fondation Leenaards. Basé sur plus de 2'500 entretiens et couvrant les différentes régions linguistiques suisses, le rapport se focalise dans le cadre de cette édition sur le lieu de vie.  

Risque accru de chômage de longue durée pour les travailleurs âgés

Risque accru de chômage de longue durée pour les travailleurs âgés

En Suisse, les seniors souffrent de discriminations lors des processus de recrutement. Bien que moins déterminant pour les emplois de cadres, l’âge semble être un élément déterminant pour décrocher un contrat de travail. Les employés en fin de carrière qui retrouvent un travail font par ailleurs d’importantes concessions au niveau salarial.

Menée par le prof. en sociologie Daniel Oesch, cette étude montre que les employeurs tendent à préférer des profils plus jeunes pour des emplois impliquant des tâches routinières ou physiquement exigeantes. En effet, bien que présente dans toutes les catégories d’emploi, cette discrimination est observée de façon légèrement différente parmi les ouvriers, touchés dès 50 ans, et les cadres, qui pâtissent de ces difficultés 5 ans plus tard.

Par ailleurs, un autre frein à l’engagement de collaborateurs expérimentés est le salaire. Bien que les employeurs affirment que le salaire doit augmenter avec l’expérience professionnelle, ils ne sont pas prêts à faire cet investissement et continuent à favoriser l’engagement d’employés plus jeunes. Les données récoltées démontrent que, contrairement aux travailleurs plus jeunes, les seniors qui trouvent un nouvel emploi font le sacrifice d’une part importante de leur dernier revenu, allant jusqu’à 17%.

Les personnes de plus de 50 ans sont moins nombreuses à être inscrites au chômage que les jeunes en début de carrière, pour qui passer par la « case chômage » est plus fréquent, mais qui rebondissent plus facilement. Cette étude démontre que la durée du chômage ainsi que ses conséquences et les vulnérabilités induites sont plus importantes pour les personnes proches de l’âge de la retraite. Dans un contexte où les gouvernements d’Europe, dont la Suisse, tendent à augmenter l’âge de la retraite, il est urgent d’adresser ces thématiques afin que les travailleurs en fin de carrière puissent se réinsérer plus facilement sur le marché du travail.

* LIVES Working Papers est une série en ligne de publications en cours. Chaque article ne fait l'objet que d'un examen limité. Les auteurs sont responsables de la présentation des faits et des opinions qui y sont exprimées, lesquelles ne reflètent pas nécessairement celles du Pôle de national de recherche LIVES.

GT 29 AISLF Théories critiques - sociologies critiques (Tunis 6-10 juillet)

L'AISLF (Association internationale des sociologues de langue française) lance un appel à communications pour le Congrès GT29 - Théories critiques, sociologies critiques - qui se tiendra à Tunis, du 6 au 10 juillet 2020.

Informations et délais

Un espace public fragmenté ? Les médiations de la critique en question

L’espace public s’est constitué comme intermédiaire entre la sphère privée et le pouvoir politique (État). Il exige des sujets qu’ils fassent un «usage public de leur raison», en exerçant leurs capacités de jugement et de critique sur des questions d’intérêt général. De la part des participant·e·s, cela suppose une aptitude à formuler des énoncés sous la modalité du raisonnement public, et d’élever des propositions générales recevables par un public élargi. Prendre part à cette dynamique de formulation publique suppose une attitude critique. Cette aptitude à adopter le point de vue d’un « autrui généralisé », la posture générale d’un public composé d’agents délibératifs, renvoie en outre à une morale publique. Elle est le soubassement d’une critique politique du pouvoir et l’instance d’un contre-pouvoir.

Les expériences négatives et les blessures morales n’ont, en revanche, pas ce degré de généralité : elles sont situées, elles engagent des corps, des émotions et des sensibilités pratiques. Les travaux sur les « contre-espaces-publics » ont mis en évidence la nécessité d’une telle affirmation de particularité pour faire exister ces critiques. Pour être audibles publiquement, un travail de formulation et de construction de généralité s’impose. Des processus et des espaces ancrés de coordination, de construction et de médiation de la critique sont donc nécessaires. Le travail pratique d’expression, de formulation, et de généralisation rend cette expérience publiquement exprimable. Ce processus médiateur est nécessaire pour passer de l’expérience morale négative à l’expression publique et à la critique au sein d’un espace public politique. Associations, syndicats, organisations politiques, sont autant d’instances de traduction d’une critique pratique (personnelle, singulière) en une critique publique et politique.

À l’heure de la « crise des médiations », mais aussi de l’explosion des revendications de singularité, et d’une tendance du pouvoir politique à se replier sur lui-même en se fermant aux exigences de la société, ce travail de médiation de la critique semble compromis de toute part. Lorsqu’il est fermé à toute contestation et sourd à toute critique, le pouvoir politique alimente d’ailleurs de tels processus de repli – en inhibant d’emblée toute contribution issue des espaces informels d’expression et de mobilisation.

Un des risques de cette situation est la fragmentation de l’espace public en sous-espaces d’expression confinés. Cela peut être le cas des espaces délibératifs en ligne qui s’articulent autour d’une affirmation de singularités propres à des sous-espaces spécifiques. Cela peut être aussi le cas d’autres processus par lesquels les logiques expressives exclusives restent consignées à des espaces restreints, sans articulation publique et politique. Le risque est alors une fragmentation de l’espace public en sous-espaces singuliers incapables de porter des critiques et des revendications capables d’atteindre un degré de généralité pour être recevables dans un public politique élargi. L’espace public perd alors sa capacité à être un contre-pouvoir et le lieu d’un « pouvoir communicationnel ». L’essoufflement des médiations de la critique et l’incapacité croissante des espaces intermédiaires à assurer leur rôle de « caisses de résonance » de la critique pratique rend cette tâche d’autant plus ardue. C’est une des menaces qui pèsent à l’heure actuelle sur l’espace public.

Habitat et liens sociaux: quels enjeux pour les seniors?

Habitat et liens sociaux: quels enjeux pour les seniors?

L'espérance de vie augmente et avec elle, les défis liés aux lieux de vie des seniors. Le Rendez-vous Leenaards âge & société 2019 se penche sur ces questions le jeudi 28 novembre, de 16h30 à 18h30, à Pully (évènement gratuit et ouvert à tous, sur inscription).

Animé par Blaise Willa, rédacteur en chef du magazine générations, ce Rendez-vous Leenaards sera l’occasion de présenter les projets lauréats du Prix "Qualité de vie 65+" 2019 – soutenus pour un montant total de plus de 1 million CHF – et des initiatives pilotes en cours sur le thème de l'habitat. Cet événement public offrira une plateforme de discussion sur les principaux enjeux liés à l’habitat des seniors en Suisse romande avec notamment le Prof. Dario Spini (Directeur du PRN LIVES) et Fabrice Ghelfi, Directeur de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) du Canton de Vaud. 

A cette occasion, les résultats de l’Age Report IV – vaste enquête menée auprès de plus de 2500 personnes âgées sur leurs aspirations en matière de logement – seront également présentés (www.age-report.ch/fr/) par la Prof. Valérie Hugentobler (Haute école de travail social et de santé, HETSL), co-auteure de l'ouvrage.

Inscriptions sur www.leenaards.ch/rdvas28nov2019

Refugee routes: soirée d'information sur le Sri Lanka

Refugee routes: soirée d'information sur le Sri Lanka

Cette soirée "Refugee Routes" aura lieu le 26 novembre prochain à Berne et le 27 novembre à Lausanne et traitera de la situation des réfugiés sri lankais. Ces soirées, organisées par l’OSAR avec le soutien du Pôle de recherche national LIVES, ont pour but de mieux comprendre la situation des réfugiés en Suisse, les raisons qui les ont poussés à l’exil et leurs conditions d’accueil en Suisse. Elles s’adressent à toute personne intéressée, en particulier dans les milieux associatifs et institutionnels.

Les présentations seront dédiés à la situation sri lankaise, où d'anciennes tensions intercommunautaires entre musulmans et bouddhistes sont ravivées suite aux attentats d'avril 2019. 

Du passé historique au présent vécu par les réfugiés

Lors de l'évènement, présenté par Mme Catia Luperto à Lausanne et le Dr. Pascal Maeder à Berne du PRN LIVES, des experts de l'OSAR présenteront le contexte et la situation sécuritaire du pays ainsi que les pratiques des autorités suisses en matière d'asile. Enfin, la parole sera donnée également à une personne migrante originaire du Sri Lanka qui témoignera de son histoire en tant que réfugié·e en Suisse.

Informations pratiques - Lausanne

  • Adresse: Espace Dickens, Avenue Charles Dickens 4, 1006 Lausanne
  • Tarif: 20.- CHF/personne
  • Renseignementsadmincours@osar.ch

>> Inscriptions obligatoires (nombre de places limité).

Praktische Informationen - Bern

  • Ort: 3. Stock, Schweizerische Flüchtlingshilfe SFH, Weyermannsstrasse 10, 3008 Bern 
  • Tarif: 20.- CHF pro Person
  • RenseignementsKursadmin@fluechtlingshilfe.ch

>> Obligatorische Anmeldung 

Extended family relationships: What are they in late modernity?

The European Sociological Association (ESA) Research Network "Sociology of Families and Intimate Lives" (RN13) is inviting submissions to its Interim Meeting 2020 at Palacký University, Olomouc, Czech Republic, 15th – 17th June, 2020

The conference puts the focus on family relationships. The call to “think relationally “ resonates in numerous influential works in contemporary sociology of the family. Family sociologists have heard the appeal “to go beyond the nuclear family” and have been seeking to explain or understand the relationships within the extended family framework. Empirical research has shown that notwithstanding increased family diversity, highly diversified family patterns, values and practices, the extended family has not completely disappeared. More recently, the life course perspective also emphasized the importance of contextualizing family relationships within their historical and spatial dimensions. 

Submission and venue information

  • Papers and deadline: Empirical and theoretical papers are welcome. Abstracts of max. 800 words outlining (as appropriate) the research question, theoretical approach, data, methodology, and research findings should be submitted via the conference website esarn13.upol.cz by 16 December 2019.
  • Keynote speaker: François de Singly, Professor Emeritus of Sociology at the Faculty of Humanities and Social Sciences of the Sorbonne University of Paris Descartes, Center for Research on Social Relations (CERLIS). 
  • Local organizer: Dana Sýkorová, Faculty of Arts, Palacký University Olomouc (dana.sykorova@upol.cz). 
  • Conference emailesarn13.interim2020@gmail.com

Selected papers of the ESA RN13 IM 2020 in Olomouc will have the opportunity to be published in a special issue of the journal Social Inclusion (https://www.cogitatiopress.com/socialinclusion). 

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Vieillir en bonne santé : les inégalités se creusent

L'espérance de vie augmente, mais elle n'est pas forcément synonyme de plus de temps en bonne santé. Des chercheurs du PRN LIVES affiliés à l'Université de Genève se sont intéressés à cette évolution et ont compilé les données de la Cohorte nationale suisse (SNC) avec celles des Enquêtes suisses sur la santé. Les résultats de leur étude montrent que si les années en bonne santé augmentent autant pour les hommes que pour les femmes, des différences se manifestent selon le niveau de formation, augmentant les inégalités sociales. Ainsi, en 2010, les hommes ayant un diplôme universitaire vivent 8,8 années de plus en bonne santé que ceux ayant complété une formation obligatoire contre 7,6 années en 1990.

Cinq chercheurs de l'Université de Genève, dont quatre sont membres du Pôle de recherche national LIVES - Surmonter la vulnérabilité: perspective du parcours de vie, ont croisé des données de Cohorte nationale suisse (SNC) avec celles des Enquêtes suisses sur la santé entre les années 1990 et 2015 afin d'établir si les années gagnées en espérance de vie avaient ajouté du temps à la santé ou à la maladie. 

Les femmes continuent à vivre plus lontemps que les hommes et ont ajouté 3 ans à leur espérance de vie, en bonne santé. Mais dans leur cas, continuer ces recherches longitudinales est d'autant plus important, car les codes sociaux et leur mode de vie a beaucoup plus changé que pour les hommes. «L’écart entre les femmes de formation secondaire et tertiaire est ici indistinguable, car nos données concernent des femmes nées dans les années 1920-1930, lorsque l’accès aux hautes études leur était limité et que peu travaillaient. Il serait intéressant de refaire cette enquête dans 50 ans, maintenant que les femmes étudient et travaillent tout autant que les hommes», relève Stéphane Cullati.

Les hommes quant à eux gagnent 5 années de vie, dont 4,5 en bonne santé. Mais les différences les plus importantes se manifestent dans les niveaux de formation. L'exemple des hommes ayant complété une formation obligatoire est parlant. «L’écart d’années en bonne santé entre les hommes de formation obligatoire et les hommes de formation tertiaire est de 7,6 ans en 1990, mais de 8,8 ans en 2010, montrant que l’écart se creuse», explique Adrien Remund, démographe. 

Graphiques: Life expectancy (LE), Healthy life expectancy (HLE), and Years of bad health (YBH) with 95% confidence intervals by education level and sex (Swiss National Cohort and Swiss Health Interview Survey, Switzerland, 1990–2014). 

Chercheurs

Le pouvoir des émotions

Lien social et Politiques vous invite à consulter son nouvel appel de contributions sur le thème « le pouvoir des émotions ». Ce numéro 86 de la revue sera dirigé par Anne Perriard (Haute école de travail social et de la santé, Lausanne) et Cécile Van de Velde (Université de Montréal).

Les émotions sont au cœur de l’actualité : la colère se manifeste dans des affrontements à Hong Kong et par le rejet de l’Union européenne au Royaume-Uni. Au niveau mondial, l’inquiétude face aux changements climatiques et à la pollution favorise de nouveaux discours et l’émergence de mouvements sociaux transnationaux. En Algérie, l’indignation face à la réélection du président conduit la jeunesse à se réapproprier le politique. Avec le mouvement #MeToo, la prise de parole de quelques femmes a transformé des expériences individuelles et passées sous silence en mouvement collectif.

Dans ce numéro de Lien social et Politiques, nous cherchons à mieux saisir cette dynamique des émotions et les processus par lesquels elles peuvent se transformer en pouvoir social et politique.

Consulter l'intégralité de l'appel 

Délai de soumission : 15 décembre 2019

Conférence - Le projet « Cause commune » : une plateforme d’action et de recherche entre l’UNIL et Chavannes-près-Renens

Conférence - Le projet « Cause commune » : une plateforme d’action et de recherche entre l’UNIL et Chavannes-près-Renens

" Faire société aujourd'hui " : partez à la découverte des enjeux actuels de notre société, en compagnie de plusieurs chercheur·euse·s et de leurs étudiant·e·s. Première rencontre sociologique à l'occasion des 10 ans de l'Institut des sciences sociales.

La plateforme d’action et de recherche Cause Commune vise à développer une démarche participative dans les quartiers de Chavannes-près-Renens. Réunissant des acteurs sur le terrain et des chercheurs, cette plateforme participative entend améliorer, à travers des activités décidées par les habitants, la qualité sociale de la commune. Un dispositif de recherche évaluera d’une part si ces actions ont un effet durable sur les quartiers, ainsi que sur la santé des habitants qui participent ou non à ces activités.

Détails de la conférence

Lieu et horaire

  • Université de Lausanne, Bâtiment Amphimax, salle 414
  • Mardi 5 novembre 2019, de 14h00 à 16h00

Conférenciers

  • Alain Plattet, Chef du service de la Cohésion sociale de la Ville de Chavannes-près-Renens
  • Prof. Dario Spini, Professeur ordinaire en psychologie sociale et directeur du Pôle de recherche national LIVES 

Cette conférence s'inscrit dans le cycle de rencontre sociologiques organisé dans le cadre des 10 ans de l'Institut des Sciences Sociales de l'UNIL. (consulter le programme complet

Le projet "Cause Commune" en bref

Cette intervention et la recherche, co-financées par l'Etat de Vaud et la Fondation Leenaards, vise à tester l'impact de l'environnement social sur la santé des habitant·es. Conduite sur quatre ans, elle comportera trois phases:

  1. établir un diagnostic, en étroite collaboration avec les autorités communales et la population.
  2. développer de nouvelles activités sur la base des informations récoltées au sein de la population.
  3. émettre des recommandations, qui pourront également être utiles à d'autres communes et cantons. 

Plus d'informations sur le projet "Cause commune" sont disponibles sur le site de la Ville de Chavannes. 

La réadaptation prime sur la rente? - Nouvelle édition de LIVES IMPACT

La réadaptation prime sur la rente? - Nouvelle édition de LIVES IMPACT

Baisse du nombre de rentes, mesures de réadaptation professionnelle et accroissement du risque de non-recours par les ayants-droit sont abordés dans cet article d'Emilie Rosenstein.

Les révisions successives de l’Assurance Invalidité (AI), notamment les 4e, 5e et 6e révisions, ont conduit à des évolutions paradoxales à plus d’un égard, selon notre étude. Si l’objectif de réduction des dépenses afin d’assainir le budget de l’AI a été atteint, cela s’explique d’abord par le durcissement des critères d’éligibilité et par la suppression de certaines prestations. Alors que le traitement des demandes de prestations s’est nettement accéléré, on observe que l’accès aux rentes a été réduit et s’accompagne d’une augmentation marquée des refus de prestation prononcés par l’AI. L’accès aux mesures de réadaptation professionnelle a quant à lui progressé, mais dans une moindre mesure.

Autre effet paradoxal : alors que ces révisions visaient tout particulièrement à endiguer l’augmentation du taux de jeunes rentiers AI, il apparaît que leur part n’a pas diminué. A l’inverse, les assurés plus âgés connaissent un accès à la rente nettement réduit, sans progression significative de leur accès à la réadaptation professionnelle, mesure dont bénéficient avant tout les plus jeunes (18-35 ans).

L’analyse montre encore le renforcement de fortes inégalités entre les personnes demandant l’AI pour des raisons somatiques et/ou psychiques. En parallèle, les personnes dont la santé n'est pas atteinte, selon l'AI, est en hausse. 

Enfin, des entretiens biographiques menés auprès d’assurés révèlent un effet désincitatif des réformes de l’AI, incarné notamment par les nouvelles mesures de lutte contre les «abus» adoptées par l’AI, ce qui tend à accroître le risque du non-recours à l’AI. Reste alors ouverte la question du devenir des personnes renonçant à leurs droits, tout comme celui des personnes ayant connu un refus de prise en charge par l’AI et qui sont en augmentation.

Lire la version complète "La réadaptation prime sur la rente? La réforme de l'AI à la lumière d'une étude longitudinale"

Succès pour l'appel à contribution de la prochaine publication "Innovation et intervention sociales"

Un appel à auteur-e-s couronné de succès. Le projet de publication « Innovation et intervention sociales », prévu pour fin 2020, a suscité un vif intérêt – le grand nombre de propositions en est témoin.

Lancé fin juin, l’appel à auteur·es pour la publication « Innovation et intervention sociales : impacts, méthodes et mises en œuvre dans les domaines de la santé et de l’action sociale » a reçu près d’une cinquantaine d’intentions de publication. Pour ce champ d’activité encore relativement nouveau, cet appel marque un tournant. Son succès démontre l’intérêt auprès des personnes engagées dans la recherche ainsi que le développement de cette thématique au sein des hautes écoles et institutions actives dans les domaines de la santé et de l’action sociale en Suisse et à l’étranger.

Cet appel accompagne la mise en place de « LIVES innovation sociale » qui a pour but de soutenir le développement de solutions concrètes pour surmonter la vulnérabilité et ainsi faire face aux besoins et problèmes sociaux qui touchent nos sociétés en pleine transformation. Actuellement en préparation, le début des activités du laboratoire est prévu pour le printemps 2020. « LIVES innovation sociale » est issu d’une collaboration entre le PRN LIVES et la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO), notamment des domaines du travail social et de la santé.

Pour toute question à ce propos, veuillez contacter Dr. Pascal Maeder, responsable du transfert des connaissances du PRN LIVES et secrétaire général de « LIVES innovation sociale » : pascal.maeder@hes-so.ch; + (0)79 362 45 17

Trajectories of mental well-being around critical live events: longitudinal analyses based on the SF12-questionnaire

Trajectories of mental well-being around critical live events: longitudinal analyses based on the SF12-questionnaire

Nicolas Sommet and Leen Vandecasteele invite Marco Giesselmann from the University of Zurich in order to give a lecture for the LINES / LIVES conferences "Life course and social inequalities".

Since the beginning of the 2000s, an approved measurement of mental health has been integrated into several large scale, representative longitudinal surveys: the Short Form 12/36 Health Questionnaire (SF12/36). A common indicator derived from this questionnaire is the Mental Component Summary score (MCS). This indicator is particularly relevant for sociology, and specifically suitable for life course related research: the underlying items address mental tensions and stress - typical outcomes of social stigma and role conflict associated with critical life course transitions. Compared with standard measures of well-being and life satisfaction, MCS shows a curbed short-term impact of critical life events on well-being. On the basis of data from the German Socio-Economic Panel study (SOEP), it also appears that MCS is not subject to the baseline effects, but rather captures enduring impacts of life course transitions.

Venue

  • Monday, 21 octobre 2019 - 12:15-13:30
  • University of Lausanne, Géopolis, room 5799

Changes in family composition and their effects on social capital in old age: evidence from a longitudinal study conducted in Switzerland

La Faculté des Sciences de la société de l'Université de Genève propose un programme de conférences: "Les déjeuners sociologiques"

Pour ce "Déjeuner", la doctorante du PRN LIVES Julia Sauter présentera sa recherche "Changes in family composition and their effects on social capital in old age: evidence from a longitudinal study conducted in Switzerland"

Conférence 

  • Date et heure: jeudi 21 novembre 2019, 12h30-14h00
  • Lieu: Uni Mail, salle M4276
  • Conférencière: Julia Sauter PRN LIVES, UNIGE - SdS
  • Discutant: Stéphane Cullati, UNIGE - SdS

Voir le programme complet des Déjeuners sociologiques

De "sans-papier" à "Régularisé·e via l'opération Papyrus": trajectoires individuelles et familiales, projets et aspirations.

La Faculté des Sciences de la société de l'Université de Genève propose un programme de conférences: "Les déjeuners sociologiques"

Pour ce "Déjeuner", la doctorante du PRN LIVES Liala Consoli fera une présentation du projet de recherche étudiant la santé des migrant·es sans papier régularisés par le projet "Papyrus" de l'Etat de Genève. 

Conférence

  • Date et heure: jeudi 17 octobre 2019, 12h30-14h00
  • Lieu: Uni Mail, salle M4276
  • Conférencière: Liala Consoli, PRN LIVES, UNIGE - SdS
  • Discutante: Myrian Carjabal, Haute école de travail social, Fribourg, HES-SO. 

Voir le programme complet des Déjeuners sociologiques

5 à 7 de la FBM - Santé, vulnérabilité et parcours de vie

Les 5 à 7 DE LA FBM - SANTÉ, VULNÉRABILITÉS ET PARCOURS DE VIE

Les enjeux de santé publique seront au coeur de cette conférence, qui unit des chercheurs de la Faculté de Biologie et de Médecine et de la Faculté des Sciences sociales et politiques de l'UNIL.

La Faculté de biologie et de médecine (FBM), en collaboration avec la Faculté des sciences sociales et politiques (SSP) de l’UNIL, vous invite à une soirée de conférences 

ouverte à toutes et à tous. 

Santé, vulnérabilités et parcours de vie

Lundi 11 novembre 2019, 17h-19h
Auditoire César Roux | CHUV | Lausanne

Programme

«Vulnérabilité aux urgences: pour la pratique d’une médecine sociale»
Prof. Patrick Bodenmann, FBM-UNIL et Unisanté

Chef du Département vulnérabilités et médecine sociale

«Le développement du bien-être tout au long de la vie»
Prof. Laura Bernardi, SSP-UNIL
Institut des sciences sociales et Centre de recherche sur les parcours de vie et les vulnérabilités

«Santé, droits et précarité: deux exemples tunisiens
Prof. Irene Maffi, SSP-UNIL
Institut des sciences sociales et Laboratoire d’étude des sciences et des techniques 

«Santé et vulnérabilités: quelques enjeux pour la santé publique» 
Dre Stéfanie Monod, État de Vaud
Directrice de la Direction générale de la santé

Voir le programme complet

Connaître les réseaux personnels pour mieux identifier les personnes vulnérables

Connaître les réseaux personnels pour mieux identifier les personnes vulnérables

Le recours à la solidarité familiale reste au cœur des politiques publiques, malgré la « déstandardisation » des parcours de vie. En effet, les réseaux de relations personnelles se sont aujourd’hui diversifiés et s’appuient notamment sur les ami·es ou les collègues. C’est ce que montrent les résultats de l’étude Family tiMes, qui incite ainsi au développement de politiques sociales et familiales plus ancrées dans la réalité des trajectoires de vie et qui permettraient de mieux cibler les groupes à risque.

Les relations sociales des individus se construisent au fil des transitions dans les trajectoires de vie, tels que la parentalité, le chômage ou un accident, et de la durée des différentes étapes. Dans leur article, les chercheurs Gaëlle Aeby, Jacques-Antoine Gauthier et Eric D. Widmer montrent que les parcours de vie contemporains sont sujets à une « dé-strandardisation » due a une incertitude des trajectoires et de la réversibilité de certains évènements, tels que le mariage ou le choix d’une profession. Ainsi, les rôles individuels sont amenés à changer et à modifier la structure des réseaux personnels.  

L’enquête Family tiMes, qui comprend quelques 800 personnes nées dans les années 50 et 70, révèle que le réseau des personnes « très importantes » contient en moyenne 4 membres. Sur la base de ces données, les trois chercheurs identifient sept types de réseaux personnels, quatre centrés sur la famille, et trois sur des amis. La famille nucléaire (conjoint·e et enfants) est ainsi au centre des relations des individus devenus parents dans la vingtaine. A contrario, les réseaux faisant la part belle aux liens amicaux sont ceux de personnes privilégiant une vie conjugale (sans enfants), célibataire ou ayant fait l’expérience d’une rupture conjugale. Dans ces réseaux, les ami·es jouent un rôle-clé comme pourvoyeur de soutien émotionnel et matériel.

Mieux identifier les groupes à risque

En Suisse, les normes de solidarité, notamment pour la garde des enfants, le financement des études ou l’aide aux seniors, se basent encore fortement sur la famille et l’autonomie individuelle. Afin de mieux identifier les groupes à risque, les politiques publiques gagneraient à cibler les évènements de vie critiques. Elles pourraient ainsi s’ajuster aux besoins de chacun·e et tenir compte des aléas des trajectoires familiales contemporaines.

www.socialchangeswitzerland.ch 

Programme du 1er "Swiss Internet Intervention Day" - 8 novembre 2019

Programme du 1er "Swiss Internet Intervention Day" - 8 novembre 2019

Le premier « Swiss Internet Intervention Day » aura lieu à l’Université de Lausanne le 8 novembre 2019, sur le thème « Interventions psychologiques par internet guidées et non-guidées : Adapter les programmes aux besoins des clients ».

Cette journée réunira des chercheur·es de différentes universités suisses travaillant avec des méthodes d'intervention basées sur Internet. Ils·Elles partageront leur vaste expérience en matière d'interventions adaptées à des populations spécifiques et à l'alliance thérapeutique. La Journée suisse de l'intervention sur Internet sera l'occasion de partager et de découvrir la richesse actuelle des travaux menés en Suisse et à l'étranger, ainsi que de développer les questions et les axes de recherche futurs.

L'inscription pour cet évènement est obligatoire, par le biais de ce formulaire

Toutes les informations nécessaires sont disponibles dans le document ci-dessous ainsi que sur le site de l'Université de Lausanne.

En marge de cet évènement, le prof. Andersson donnera un workshop le samedi 9 novembre 2019 sur le thème « La TCC par internet dans la pratique »

Job openings at NCCR LIVES

NCCR LIVES "Overcoming vulnerability: Life course perspectives" offers two postdoctoral Researcher SNSF positions.

The NCCR LIVES aims at better understanding the phenomenon of vulnerability as well as the means to overcome it by adopting longitudinal and comparative approaches. The scope of this research centre is to stimulate interdisciplinary and international scientific publications and exchanges, and particularly to support younger scholars.

For more information about NCCR LIVES, watch our portrait video

Présentation du rapport de l'OCDE "Perspectives de l'emploi"

Présentation du rapport de l'OCDE "Perspectives de l'emploi"

En avril, l'OCDE sortait l'édition 2019 de son rapport "Perspectives de l'emploi". Invité par le Prof. Michele Pellizzari, le Dr. Andrea Bassanini nous a livré des pistes et des recommandations pour affronter au mieux les prochains enjeux du monde du travail.

Les questions sont de plus en plus courantes. Les robots nous prendront-ils nos emplois? Devons-nous nous préparer à un futur sans travail? La réponse, donnée par le dernier rapport sur les perspectives de l'emploi de l'OCDE, est claire. Non. D'ailleurs, le taux d'emploi est en augmentation. Cependant, il est certain que de très nombreux emplois seront modifiés et les transitions seront diffciles. L'OCDE indique que 14% des emplois pourraient être automatisés et que 32% changeront de façon significative.

Un effet sur la quantité et la qualité de l'emploi

Deux problèmes majeurs sont identifiés et auront un impact particulier sur les jeunes et les personnes ayant un faible niveau d'instruction. D'une part, les jobs créés ces prochaines années ne seront pas de même qualité que ceux qui disparaissent. Ainsi, les travaux manuels spécialisés tendent à être automatisés. D'autre part, de nombreuses personnes qui perdent leur emploi souhaiteraient aujourd'hui déjà travailler à un taux plus élevé mais n'y parviennent pas, ce qui indique un taux important de sous-emploi. 

Des recommandations pour faciliter la transition

Au sujet de la formation des adultes, l'OCDE encourage les employeurs à former les groupes à risques. La protection sociale peut également être améliorée, notamment par la révision des criètres d'octroi d'allocations de chômage ou l'évalutation des mécanismes actuels de financement. Une meilleure régulation du marché du travail permettra de réduire la zone grise, qui comprend notamment les "faux" travailleurs indépendants ne bénéficiant pas de réels droits. Un nouvel équilibre du pouvoir est nécessaire afin de faciliter les changements d'emploi pour le plus grand nombre. Enfin, le dialogue social entre les syndicats et les employeurs doit être maintenu et encouragé pour que des solutions communes soient discutées au sujet du futur de l'emploi. 

Infographies de l'OCDE 

Ces infographies ne sont disponibles qu'en anglais. 

L'avenir du travail - Vue d'ensemble L'avenir du travail - Vue d'ensemble 

Les emplois non-standard Les emplois non-standard

Les compétences Les compétences 

La protection sociale La protection sociale

La technologie La technologie 

Pour plus d'informations: Perspectives de l'emploi - Site de l'OCDE

Refugee routes: soirée d'information sur l'Afghanistan

Refugee routes: soirée d'information sur l'Afghanistan

Cette soirée "Refugee Routes" aura lieu le 26 septembre prochain à Lausanne et traitera de la situation des réfugiés afghans. Ces soirées, organisées par l’OSAR avec le soutien du Pôle de recherche national LIVES, ont pour but de mieux comprendre la situation des réfugiés en Suisse, les raisons qui les ont poussés à l’exil et leurs conditions d’accueil en Suisse. Elles s’adressent à toute personne intéressée, en particulier dans les milieux associatifs et institutionnels.

Les présentations seront dédiés à la situation afghane, qui voit toujours plus d'habitants fuir leur foyer au vu de l'instabilité politique croissante. En effet, outre la contestation des élections législatives, le nombre de victimes civiles a encore augmenté en 2018. 

Du passé historique au présent vécu par les réfugiés

Lors de l'évènement, présenté par Christina Györkös du PRN LIVES, Mme Joyce Bitzberger, experte de l'Afghanistan, présentera le contexte socio-historique du pays. M. Frederik Kok, expert au sein de l'OSAR, informera le public sur la situation sécuritaire et humanitaire sur le terrain.

La dernière présentation sera  consacrée aux pratiques des autorités suisses en matière d'asile - par Michael Pfeiffer, jurisste l'OSAR. Enfin, la parole sera donnée également à un migrant qui témoignera de son histoire en tant que réfugié afghan en Suisse.

Informations pratiques

  • Adresse: Maison de Quartier Sous-Gare, Av. d'Apples, 50, Lausanne
  • Tarif: 20.- CHF/personne
  • Renseignementsadmincours@osar.ch

>> Inscriptions obligatoires (nombre de places limité).

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