Communiqué de presse - Muscles et cerveau, qui entraîne qui?

Communiqué de presse - Muscles et cerveau, qui entraîne qui?

Des chercheurs du PRN LIVES et du Centre interfacultaire en sciences affectives (CISA) de l’UNIGE démontrent que le déclin des capacités cognitives après 50 ans entraîne le déclin de l’activité physique, et que contrairement à ce que la littérature suggérait jusqu’ici, la relation inverse est beaucoup moins forte.

Toutes les 10 secondes, une personne décède dans le monde à cause de l’inactivité physique, soit 3,2 millions de personnes par an selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dès l’âge de cinquante ans, on constate un déclin progressif de l’activité physique, mais aussi des capacités cognitives, car les deux sont corrélées. Mais qu’est-ce qui influe sur quoi? L’activité physique sur le cerveau ou l’inverse? Pour répondre à cette question, des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE) et du Pôle de recherche national PRN LIVES ont utilisé une base de données regroupant plus de 100’000 personnes âgées de 50 à 90 ans, dont les capacités physiques et cognitives ont été mesurées tous les deux ans pendant douze ans. Leurs résultats, à lire dans la revue Health Psychology, démontrent que contrairement à ce que l’on pensait, les capacités cognitives préviennent la sédentarité beaucoup plus que l’activité physique ne prévient le déclin des capacités cognitives. C’est donc bien notre cerveau qu’il faut entraîner en premier lieu.

Depuis plusieurs années, la littérature s’intéresse à l’impact de l’activité physique sur les aptitudes cognitives. «Des corrélations ont été établies entre ces deux éléments, notamment au niveau de la mémoire, mais aussi de la croissance et de la survie de nouveaux neurones, explique Boris Cheval, chercheur au Centre interfacultaire en sciences affectives (CISA) de l’UNIGE. Mais on n’a encore jamais formellement testé qui précède qui : est-ce l’activité physique qui prévient le déclin des aptitudes cognitives ou l’inverse ? C’est ce que nous avons voulu vérifier.»

Qui de l’oeuf ou de la poule est arrivé en premier ?

D’anciennes études fondées sur la corrélation entre l’activité physique et les aptitudes cognitives postulent que c’est la première qui prévient le déclin des secondes. «Mais est-ce que ces recherches ne raconteraient pas qu’une moitié de l’histoire? C’est ce que des études récentes suggèrent, puisqu’elles démontrent que notre cerveau est mis à contribution quand ils s’agit de s’engager dans une activité physique», continue le chercheur genevois. 

Pour tester formellement les deux options possibles, les chercheurs de l’UNIGE ont utilisé les données de l’enquête SHARE (Survey of health, aging and retirement in Europe), une base de données socio-économiques européenne réunissant plus de 25 pays. «Tous les deux ans, les capacités cognitives et le niveau d’activité physique de 105 206 adultes âgés de 50 à 90 ans ont été testées sur une période de douze ans», explique Matthieu Boisgontier, chercheur au Pôle de recherche national LIVES (PRN LIVES). Les capacités cognitives étaient mesurées par un test de fluence verbale (nommer le plus d’animaux possible en 60 secondes) et de mémoire (mémoriser 10 mots et les réciter plus tard). L’activité physique était mesurée sur une échelle de 1 («jamais») à 4 («plus d’une fois par semaine»). 

Les chercheurs genevois ont ensuite utilisé ces données dans trois modèles statistiques distincts: dans le premier, ils regardaient si l’activité physique prédisait le changement des aptitudes cognitives au cours du temps. Dans le deuxième, si les aptitudes cognitives prédisaient le changement de l’activité physique. Dans le dernier, ils testaient de manière bidirectionnelle ces deux possibilités. «Grâce à un indice statistique, nous avons constaté que le deuxième modèle était celui qui s’ajustait le plus précisément aux données des participants», se réjouit Boris Cheval. Cette étude démontre donc que ce sont principalement les capacités cognitives qui influent sur l’activité physique et non l’inverse, comme le postulait la littérature jusqu’à présent. «Évidemment, il s’agit d’un cercle vertueux, l’activité physique influence aussi nos aptitudes cérébrales, mais à la lumière de ces nouveaux résultats, elle le fait dans une moindre mesure», précise Matthieu Boisgontier.

Ralentir un déclin inévitable

Dès l’âge de 50 ans, le déclin des capacités physiques et cognitives est inéluctable. Toutefois, ces résultats démontrent que contrairement à ce que l’on pensait, c’est en agissant d’abord sur les aptitudes cérébrales qu’on pourra ralentir le déclin de ce cercle vertueux. «Cette étude renforce notre théorie qui postule que le cerveau doit fournir un véritable effort pour sortir de la sédentarité et que c’est bel et bien en travaillant sur les capacités cognitives que l’activité physique suivra», conclut Boris Cheval. 

>> Article scientifique complet - Cheval, B., Orsholits, D., Sieber, S., Courvoisier, D., Cullati, S., & Boisgontier, M. P. (2020). Relationship between decline in cognitive resources and physical activityHealth Psychology.

COVID-19 – Report des conférences, séminaires et évènements du PRN LIVES

COVID-19 – Report des conférences, séminaires et évènements du PRN LIVES

Au vu de l’évolution de la situation liée au COVID-19, le personnel administratif et de recherche du Pôle de recherche LIVES poursuit ses activités en télétravail jusqu’à la fin du mois d’avril.

Afin de garantir la santé de tous, tous les séminaires de recherche et autres conférences qui devaient avoir lieu jusqu’à la fin du mois d’avril sont reportés à une date ultérieure. De plus amples informations seront communiquées en temps opportun relativement à ces évènements. Nous vous prions de consulter les sites internet des institutions et universités concernées afin d’avoir les détails au sujet de l’accès à leurs locaux.

Les membres du PRN LIVES restent à votre disposition par e-mail pour toute question, ou via l'intranet pour le personnel, ainsi qu'à l’adresse communication@lives-nccr.ch ou au 021 692 38 83 pour la presse. En raison des circonstances particulières qui nous concernent tous, les temps de réponse aux e-mails peuvent être rallongés. Nous vous remercions de votre compréhension.

Annulation de l'exposition au sujet des seniors migrants

Annulation de l'exposition au sujet des seniors migrants

En raison de l'évolution de la situation liée au covid-19, le PRN LIVES et l'Association Esprit Nomade ont décidé de reporter l'exposition "Une vie bien remplie : parcours de vie migratoires des plus de 60 ans". Les nouvelles dates seront communiquées ultérieurement.

Doctoriales 2020 du PRN LIVES – Les projets des doctorant·es sous la loupe d’expert·es
Doctoriales 2020 du PRN LIVES – Les projets des doctorant·es sous la loupe d’expert·es

Doctoriales 2020 du PRN LIVES – Les projets des doctorant·es sous la loupe d’expert·es

Le 4 et 5 février 2020, 18 doctorant·es du PRN LIVES ont présenté leur recherche lors des Doctoriales. Cet atelier, organisé chaque année, fait partie du dispositif du PRN LIVES pour former la relève des chercheur·es dans le domaine des parcours de vie et de la vulnérabilité. Après avoir présenté leurs projets de thèse, les doctorant·es bénéficient du regard interdisciplinaire d’expert·es sur leur travail, favorisant ainsi une recherche de qualité. Les recherches portent sur de nombreux domaines, tels que la santé, le vieillissement, les trajectoires de carrière et analyses de réseaux, les dés/avantages cumulatifs ou les avancées méthodologiques.

En marge de l’objectif premier lié à la recherche, les Doctoriales sont aussi un événement social, permettant de partager les méthodes et expériences, créer un réseau et ainsi favoriser de futures collaborations. « C’est un environnement amical pour échanger des informations scientifiques et pour créer un lien avec nos collègues et les chercheur·es expérimenté·es. », souligne un·e des doctorant·es.

Cet événement permet aux jeunes chercheur·es de prendre du recul sur leur projet, comme l’indique la Dre Emilie Joly-Burra, experte aux Doctoriales. C’est aussi et avant tout une opportunité de proposer aux doctorant·es de discuter de leurs recherches avec d’autres intervenant·es que leurs directeurs et directrices de thèse. Le Dr Mattia Vacchiano souligne les avantages de ce type d’évènement également pour les chercheur·es seniors intervenant en tant qu’expert·es aux Doctoriales. « Réfléchir à un texte, évaluer la qualité de ses fondements et des éléments théoriques et empiriques qui le composent est toujours un exercice bénéfique à l'activité intellectuelle, et donc à notre travail de chercheur·e ».

RENFORCER LES COMPÉTENCES DE PRÉSENTATION

Ce type d’atelier est également une opportunité d’améliorer d’autres compétences professionnelles primordiales dans le monde académique : « Les Doctoriales aident à améliorer ses talents oratoires. C’est une vraie plus-value de pouvoir exposer sa recherche dans un contexte bienveillant, où la plupart de l’audience est connue », indique un·e des doctorant·es du programme.

La Dre Sabine Kradolfer, organisatrice de l’événement et responsable ad interim du Programme doctoral, est très satisfaite par la qualité des travaux présentés. « Nous avons beaucoup de doctorant·e·s au sein de cette nouvelle cohorte et elles et ils ont déjà fait un important travail de réflexion autour de leurs projets. Nous avons vu des interventions de bonne qualité même pour celles et ceux qui débutaient. » Les Doctoriales sont une tradition depuis la première année du PRN LIVES en 2011 et, au vu du succès de l’événement, la volonté de poursuivre ce concept dans le cadre du futur Centre LIVES séduit.

UN EXPERT INTERNATIONAL POUR RESTER À LA POINTE

Les avancées méthodologiques ont également été à l’honneur de cette édition 2020, avec la conférence plénière donnée par le Prof. Marc Scott de l’Université de New York au sujet des analyses de séquences. En effet, la complexité des parcours de vie, et par conséquent des données récoltées dans les recherches longitudinales, placent la méthodologie au cœur des discussions.

>> Toutes les photos des NCCR LIVES Doctoriales 2020 sont publiées dans cette galerie photo. 

The political costs of inequality - LINES/LIVES Research Seminar

As part of the LINES/LIVES research seminars of spring 2020 : "Parcours de vie et inégalités", Fabian Kratz will give a presentation entitled : "The political costs of inequality: A cumulative inequality perspective on anti-immigration attitudes".

  • Title : The political costs of inequality: A cumulative inequality perspective on anti-immigration attitudes
  • Lecturer : Fabian Kratz, Ludwig Maximilian University of Munich, Germany
  • Date : Tuesday 18 February 2020, 12:15 - 13:30 
  • Location : Geopolis building, room 5799 
  • Host : Michael Grätz
  • Themes : Social stratifications and cumulative inequalities
UniTwin international Network

UniTwin international Network

Life Designing interventions (counseling, guidance, education) for decent work and sustainable development. The UniTwin international network organizes a two-day event with presentations open to the public. During the first day, the vernissage of the book "Repères pour l'orientation" will take place. During the second day, the members of the network will give symposiums, conferences and do a roundtable. The thematic of this day will be the role of vocational counseling to promote access to sustainable careers. The event is held on March 5-6 2020 at the University of Lausanne, Amphimax, room 414.

This network was created as part of the UNITWIN/Chairs UNESCO program. It brings together 19 universities from around the world (Europe, South America, North America and Africa) that cooperate to promote access to decent work and decent life through vocational guidance, career counseling and life designing. In order to achieve this, this network takes part in researches and creates programs to promote social inclusion (wp.unil.ch/unitwin).

Presentations will be given in English.

Venue

5-6 March 2020
University of Lausanne, Amphimax, room 414

Registration

Deadline: 1st March 2020
Fees (lunch and coffee breaks included):

  • University members: CHF 40.–
  • Other participants: CHF 50.– 

ONLINE REGISTRATION AND EVENT SITE

www.unil.ch/unitwin/event 

Integrating immigrants through active labour market policy? - LINES/LIVES Research Seminar

As part of the LINES/LIVES research seminars of spring 2020 : "Parcours de vie et inégalités", Flavia Fossati will give a presentation entitled : "Integrating immigrants through active labour market policy? Evidence from survey experiments".

  • Title : Integrating immigrants through active labour market policy? Evidence from survey experiments.
  • Lecturer : Flavia Fossati, Universtiy of Lausanne (LIVES member)
  • Date : Tuesday 10 March 2020, 12:15 - 13:30 
  • Location : Geopolis building, room 5799 
  • Themes : Migration and exclusion logic ; Social stratifications and cumulative inequalities

Is it good to have a stay-at-home mom ? - LINES/LIVES Research Seminar

As part of the LINES/LIVES research seminars of spring 2020 : "Parcours de vie et inégalités", Giulia Dotti Sani will give a presentation entitled : "Is it good to have a stay-at-home mom ? Parental childcare time and work-family arrangement in Italy, 1988-2014".

  • Title : Is it good to have a stay-at-home mom ? Parental childcare time and work-family arrangement in Italy, 1988-2014.
  • Lecturer : Giulia Dotti Sani, Università degli studi di Milano, Italy 
  • Date : Tuesday 17 March 2020, 12:15 - 13:30 
  • Location : Geopolis building, room 5799 
  • Hosts : Daniel Oesch and Alessandro Di Nallo 
  • Themes : Social stratifications and cumulative inequalities; Gender inequalities; Family reconfiguration 

The partner pay gap - LINES/LIVES Research Seminar

As part of the LINES/LIVES research seminars of spring 2020 : "Parcours de vie et inégalités", Vanessa Gash will give a presentation entitled : "The partner pay gap - associations between spouses’ relative earnings and life satisfaction among couples in the UK".

  • TitleThe partner pay gap - associations between spouses’ relative earnings and life satisfaction among couples in the UK.
  • Lecturer : Vanessa Gash, Univesity of London, United Kingdom 
  • Date : Tuesday 19 May 2020, 12:15 - 13:30 
  • Location : Geopolis building, room 5799 
  • Host : Leen Vandecasteele
  • Themes : Social stratifications and cumulative inequalities ; Gender inequalities and intersectionality ; Family reconfiguration 

Personality development in the context of major life transitions - LINES/LIVES Research Seminar

As part of the LINES/LIVES research seminars of spring 2020 : "Parcours de vie et inégalités", Manon A. van Scheppingen will give a presentation entitled : "Personality development in the context of major life transitions".

  • Title : Personality development in the context of major life transitions.
  • Lecturer : Manon A. van Scheppingen, Universiteit van Tilburg, Nederlands
  • Date : Tuesday 16 june 2020, 12:15 - 13:30 
  • Location : Geopolis building, room 5799 
  • Host : Nicolas Sommet
  • Themes : Modeling of trajectories and transitions
2020 SLLS – SUMMER SCHOOL ON LONGITUDINAL AND LIFE COURSE RESEARCH

2020 SLLS – SUMMER SCHOOL ON LONGITUDINAL AND LIFE COURSE RESEARCH

From August 24 to August 28, the 2020 SLLS Summer School on Longitudinal and Life Course Research will be organized at the NCCR LIVES, University of Geneva. Registration is open until May 31 – the number of participants is limited!

Life course research is a burgeoning, interdisciplinary field of studies. It is characterized by theoretical approaches that reflect and inform diverse areas such as sociology, demography, epidemiology, economics, psychology, and social biology. It is also characterized by a set of commonly-used quantitative research methods, such as event-history analysis, multi-level modelling, structural equation modelling and sequence analysis that span disciplinary boundaries.

The Summer School is intended for post-doctoral fellows and postgraduate research students who are interested in exploring the potential of longitudinal and life course research or who want to further develop their existing skills.

The 2020 School is organized by Matthias Studer (NCCR LIVES and University of Geneva) and sponsored in part by the NCCR LIVES.

PROGRAM AND EXPERTS

The program includes lectures and discussions led by expert researchers. Examples are drawn from a wide range of longitudinal data sets and illustrated with social and biological life course outcomes. Computer lab sessions develop practical and statistical skills for life course research.  

Themes Being Covered Include:

  • Sociology and Demography of the Life Course
  • Life Course Epidemiology
  • Life Course and Genetics
  • Event History Techniques
  • Multilevel Models for Life Course Processes
  • Structural Equation Models (SEM) for longitudinal data
  • Sequence Analysis Approaches

Provisional program available here. 

Experts participating: 

Stéphane Cullati (University of Fribourg), Paolo Ghisletta (NCCR LIVES and University of Geneva), Hill Kulu (University of St Andrews), Ross Macmillan (University of Limerick), Dimitri Mortelmans (University of Antwerp), Karel Neels (University of Antwerp), Michael Shanahan (University of Zurich), Matthias Studer (NCCR LIVES and University of Geneva), Eric Widmer (NCCR LIVES and University of Geneva) and Emilie Joly-Burra (NCCR LIVES and University of Geneva).

Keynote speaker:

Marlis Buchmann (University of Zurich)

Application

To apply please fill in this form. 

With the registration, please send us (to upload on the form):

  • A motivation letter presenting your current research and its link with the life course perspective (No longer than 1 page)
  • A Curriculum Vitae including a list of publications

You will receive a notification from the Summer School staff that your application has been received and you will hear whether you have been admitted before June 12, 2020. In all cases, the fee is expected to be paid within 30 days after the notification of acceptance to finalize your registration.

For all practical information (Costs, where to sleep and contact info), please visit our SLLS Summer School page

>>>FAQ - 2020 SLLS Summer School practical 

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Understanding Gender in Wealth Inequality - Humboldt-Universität - 1,2 October 2020

The "Understanding Gender in Wealth Inequality" workshop has issued a call for papers for the event that will take place on 1-2 October 2020 at the Humboldt-Universität in Berlin. The deadline is 30 April 2020.

Overview:

Gender inequalities in education and labour market achievements have narrowed in the last decades in most Western countries. Nevertheless, the gender gap persists in terms of economic outcomes such as income and wealth, as women have substantially lower lifetime earnings and hold less financial, housing and pension wealth than men on average. An increasing number of studies have provided empirical evidence for the gender pay gap and the motherhood penalty during early and mid-adulthood. Despite the cumulative effect of wealth, gender disparities in wealth accumulation remain largely under-researched. Furthermore, wealth is often studied at the household level and assumed to be shared equally within households, which masks any inequality within households.

Therefore, this workshop will consider two different aspects of gender wealth inequality: between households and within the household. Understanding the multiple dimensions of gender wealth inequality is critical, as these inform how and to what extent wealth inequality is linked to women’s economic autonomy and freedom of choices over the life-course.

The workshop:

This two-day workshop has two goals. First, it aims to enhance the understanding of gendered patterns, mechanisms, and consequences of wealth inequality. Second, it brings a multidisciplinary group of early-career researchers to develop a collective research agenda concerning conceptual issues, methodological challenges and policy implications in this area of study.

Questions that may be addressed include:

  • What are the challenges and potential solutions in measuring wealth within households?
  • What are the recent trends and patterns of the gender wealth gap in a country-specific or a comparative perspective over time?
  • What are systematic gender (dis)advantages and to what extent do they explain wealth inequalities between men and women?
  • How do the differences in men’s and women’s life courses explain different wealth accumulation patterns?
  • How do individuals within couples define personal and joint wealth? To what extent is wealth becoming individualised and how does this affect gender inequality in wealth?
  • How and to what extent do partners share wealth? (including at the point of different life course events, such as divorce or separation)

The workshop will consist of individual presentations in thematically organised sessions, as well as additional networking sessions in which participants will have opportunities to connect and discuss future collaborations. Confirmed keynote speakers are Sofie R. Waltl (Assistant Professor, Vienna University of Economics and Business and the Luxembourg Institute of Socio-Economic Research, LISER) and Céline Bessière (Professor, Université Paris-Dauphine).

Abstract submission:

We invite early-career researchers using qualitative or quantitative methods in Social Policy, Sociology, Economics, Law, Psychology and related disciplines to submit abstracts (up to 500 words) for presentations at the workshop by 30 April 2020. You will be notified about the acceptance of your abstract by 1 June 2020. All participants are required to submit a full paper or current draft prior to the workshop. Please send your Curriculum Vitae (CV) and paper abstract to gender.wealth@gmail.com.

The workshop is free of charge. Participants are responsible for funding their own travel and accommodation costs. Financial assistance may be available for a limited number of participants. The workshop is funded by the European Consortium for Sociological Research (ECSR) Network Workshop Grant.

Organising committee:

Ellie Suh (University of Oxford & CASE, London School of Economics), Nicole Kapelle (Humboldt-Universität zu Berlin & University of Queensland), Theresa Nutz (Humboldt-Universität zu Berlin), Daria Tisch (Humboldt-Universität zu Berlin) and Andreas Weiland (Universität Mannheim)

Les foyers monoparentaux neuchâtelois à l’aide sociale au regard d’une étude du Pôle de recherche LIVES

Les foyers monoparentaux neuchâtelois à l’aide sociale, selon une étude du PRN LIVES « Surmonter la vulnérabilité : perspective du parcours de vie », sont en général gérés par des femmes faisant face à des problématiques multiples. En effet, les entretiens menés avec des mères seules indiquent un cumul de désavantages au fil du parcours de vie en lien avec l’origine sociale, une scolarisation in-complète, des problèmes de santé, une expérience migratoire ou encore des inégalités dans la vie de couple.

Le premier volet de l’étude, quantitatif, donne un aperçu du profil de la population concernée pour l’année 2016 à partir de la base de données cantonale sur les bénéficiaires de l’aide sociale économique (ASE). Selon ce recensement, dans plus de 90% des cas, elle se compose d’une mère seule d’environ 40 ans et de ses enfants. Ces familles habitent davantage dans les zones les plus urbanisées du canton. Les cas de veuvage sont très rares.

La plupart des monoparents est dans une unité d’assistance comprenant un seul enfant dépendant et l’enfant plus jeune a en moyenne 9 ans et demi. Plus d’un cinquième des parents est occupé et travaille souvent à temps partiel. Un peu plus de la moitié des foyers monoparentaux bénéficiaires de l’ASE dans le canton de Neuchâtel sont de nationalité suisse, alors qu’un quart sont des ressortissants d’un pays européen.

Enfin, seule une petite minorité de bénéficiaires parvient à quitter l’ASE en moins de douze mois et la presque totalité des foyers restent à l’assistance sur le long terme. Dans les foyers bénéficiaires où des pères sont à la tête du foyer, on retrouve globalement les mêmes caractéristiques de profil de la population totale (mères et pères).

La sortie de l’aide sociale entravée par le travail et la santé

Les deuxième et troisième volets de l’étude mettent en évidence les facteurs qui peuvent contribuer à entrer à l’aide sociale et en ressortir. Ces volets sont basés sur des entretiens avec des bénéficiaires des prestations sociales et des professionnel-le-s qui œuvrent dans ces services sociaux. Tous les répondants pointent du doigt des difficultés multiples qui se cumulent et s’imbriquent au long du parcours de vie, jusqu’à ce qu’un élément déclencheur (perte d’emploi, fin de droits de l’assurance-chômage, séparation/divorce, etc.) les rende difficile à gérer et mène les personnes à dépendre de l’aide sociale économique. Ainsi, l’importance du versement et des montants des pensions alimentaires est soulignée autant par les bénéficiaires que par les professionnel-le-s du travail social.

Le manque de solutions de garde fiables est souvent évoqué, rendant difficile la poursuite d’une activité professionnelle pour les parents seuls. Parmi les facteurs pouvant empêcher la sortie de l’assistance, il y a le fait de travailler dans des secteurs offrant peu d’emplois, des problèmes de santé physique ou encore l’âge relativement avancé des bénéficiaires pour le marché de l’emploi. En outre, la perspective de devenir saisissables en cas de sortie du dispositif, pour les bénéficiaires ayant des dettes, peut engendrer une incitation à rester à l'aide sociale.

Prévenir, soutenir et former pour s’en sortir

L’étude révèle l’importance d’un travail en amont pour prévenir le cumul de désavantages. En l’occurrence, il s’agit d’agir dans de multiples domaines de vie : scolarisation, santé psychique, insertion sociale et professionnelle, etc. Par ailleurs, il est important que le soutien financier de l’aide sociale soit pris en compte par des politiques de conciliation famille-travail spécifiques aux besoins des parents en situation de monoparentalité. Du point de vue des bénéficiaires, des solutions d’aide plus adaptées aux différents types de bénéficiaires seraient souhaitables, selon le secteur d’emploi par exemple, et notamment sous forme de formations complémentaires non couvertes actuellement par l’aide sociale.

Cette recherche a été effectuée en partenariat avec l’Office de la politique familiale et de l'égalité du Canton de Neuchâtel et menée par la Dre Ornella Larenza sous la direction de la Prof. Laura Bernardi (Université de Lausanne, PRN LIVES). Elle étudie les multiples facettes des foyers monoparentaux neuchâtelois à l’aide sociale. Après un doctorat auprès du Pôle national de recherche LIVES, la Dre Ornella Larenza est aujourd’hui chercheuse à la Haute école spécialisée du Tessin (SUPSI).

L’intégralité de l’étude est disponible sur notre page « Rapports, partenariats, évènements ». Toute question à ce propos peut être adressée à l’auteure de l’étude.

Ornella Larenza, PhD
Ricercatrice

SUPSI - Scuola universitaria professionale della Svizzera italiana
DEASS - Dipartimento economia aziendale, sanità e sociale
http://www.supsi.ch/deass
Palazzo E, Via Cantonale 16e
CH-6928 Manno
Ufficio 206
+41 (0)58 666 6729

ornella.larenza@supsi.ch

Journées internationales de sociologie du travail 2020 : Les frontières du travail : déplacements, brouillages et recompositions

Les 17ème Journées internationales de sociologie du travail (JIST), co-organisées par le PRN LIVES, se dérouleront du 4 au 6 novembre 2020 à l’Université de Lausanne. La thématique de cette année est : « Les frontières du travail : déplacements, brouillages et recompositions ». Dans ce cadre, les JIST 2020 lancent un appel à communication jusqu’au 30 avril 2020.

Cette année les JIST se penchent sur la thématique des « frontières ». Il s’agit de réfléchir aux frontières du travail à la fois dans un sens matériel et institutionnalisé (frontières nationales, groupes professionnels, statuts d’emploi…) mais aussi dans un sens symbolique et informel (travail d’organisation et d’exécution, travail « féminin » et « masculin »…). Cet événement souhaite ainsi privilégier une réflexion sur les recompositions en cours autour des catégories et catégorisations de travailleurs et de travailleuses.

Appel à communication

Les JIST ont lancé un appel à communication à cette occasion. Les organisateurs sont particulièrement intéressés à recevoir des projets interrogeant les recompositions actuelles du monde du travail en analysant l’évolution de ses frontières. Voici les informations et différentes dates importantes quant à cet appel à communication :

  • Date limite de proposition de communication : 30 avril 2020 
    Envoi d’un résumé de 2 500 signes maximum (espaces compris), présentant la problématique, le cadre théorique, les supports empiriques et les principaux résultats. Ce résumé comportera un titre et trois à cinq mots clés. Rédigé de préférence en français (ou en anglais ou en espagnol) il sera déposé sur la plateforme : http://www.unil.ch/jist2020
  • Réponse du Comité scientifique : 1er juin 2020
  • Diffusion du programme final : début août 2020
  • Date limite d’envoi du texte final de la communication : 1er octobre 2020
    D’une longueur de 30 000 à 50 000 signes (espaces compris), rédigé de préférence en français (ou en anglais ou en espagnol), le texte final de la communication sera adressé à : jist2020@unil.ch
  • Journées internationales de sociologie du travail : 4-6 novembre 2020

Une liste de pistes analytiques, un programme prévisionnel ainsi que d’autres informations relatives à ces journées sont disponibles sur le site internet de l’événement ou alors via le document disponible ci-dessous.

Contact
jist2020@unil.ch

Public lecture by Prof. Marc Scott (NYU) - Sequence analysis and life course studies

Public lecture by Prof. Marc Scott (NYU) - Sequence analysis and life course studies

Prof. Marc Scott, from New York University, will give a public lecture during NCCR LIVES Doctoriales on 5 February 2020, "Both sides now: Methodological frameworks for objectives and challenges in sequence analysis".

Methods and models for life course studies are guided by the principle that progress through life is contextual and multi-dimensional. This poses the challenge of distilling large sequences of events into meaningful factors that can be related to other dimensions of the life course. Due to the categorical and temporal characteristics of these events, the field of sequence analysis developed to address fundamental social science questions emerging from rich longitudinal studies. These include questions that are relatively easy to state, but hard to specify and answer, such as to what extent does early life history matter in shaping events in later adulthood? More generally, how do we relate the full content of life experiences (literally the information contained within them) to subsequent outcomes, or across concurrent dimensions? We discuss current and developing frameworks that address these methodological challenges, comparing and contrasting them in the context of patterns in cohabitation and professional status (early home life, education, work and family) using the Swiss Household Panel.

Venue

5 February 2020
16.15 - 17.30
UNIL Géopolis, room 2137

9e édition des Doctoriales du Pôle de recherche national LIVES

9e édition des Doctoriales du Pôle de recherche national LIVES

Dix-huit jeunes chercheurs et chercheuses inscrits au Programme doctoral du PRN LIVES présentent les mardi 4 et mercredi 5 février 2020 à Lausanne leur projet de thèse devant des expert·es internes et externes.

La 9e édition des Doctoriales du Pôle de recherche national « LIVES – Surmonter la vulnérabilité, perspective du parcours de vie » se tiendra à l’Université de Lausanne, Géopolis, les 4 et 5 février 2020.

Au cours de ces deux journées, les doctorant·es inscrits au Programme doctoral LIVES présenteront l’avancement de leur recherche. Des expert·es internes et externes à LIVES sont mobilisés pour les écouter et commenter leur projet, amenant ainsi une expertise interdisciplinaire aux jeunes chercheur·es.

Les thématiques traitées par les thèses en cours portent sur de nombreux domaines couverts par le PRN LIVES, tels que la santé, le vieillissement, la migration, les trajectoires professionnelles, la famille, les réseaux interpersonnels, les structures sociales et la méthodologie.

Cet évènement est clôt par une conférence publique de Marc Scott, Professeur de statistiques appliquées de l'Université de New York, "Both sides now: Methodological frameworks for objectives and challenges in sequence analysis".

10TH ALPINE POPULATION CONFERENCE

10TH ALPINE POPULATION CONFERENCE

The next Alp-Pop conference will take place on January 19-22, 2019 in La Thuile, Aosta Valley, Italy. It brings together scholars interested in population issues across several disciplines, including demography, economics, epidemiology, political science, sociology and psychology.

The conference emphasizes empirical rigor and innovation over a given topic or geographical area, and meets the challenges of interdisciplinary and international audiences. Inquiries can be addressed via email to: alp.pop@unibocconi.it.

The confirmed key-note speakers for the 2020 Conference are:

  • Hilary HOYNES (University of California Berkeley)
  • Jan VAN BAVEL (University of Leuven)

Alp-Pop scholars confer both formally and informally. A traditional conference program (paper and poster presentations) mixes with group activities in a world-class winter resort. The conference location, the Hotel Planibel in La Thuile (Aosta Valley), is next to the ski-slopes, and is in close proximity to the airports of Geneva and Torino/Milano.

Participants are expected to seek their own funding. Special-rate rooms have been reserved at the conference hotel with arrival on January 19 (conference starts in the afternoon) and departure on January 22 (the conference will end in the late morning). Participants will receive information on how to reach La Thuile and regular updates on the conference organization.

Organizing committee: 

  • Arnstein Aassve (Dondena Center for Research on Social Dynamics and Public Policy, Bocconi University)
  • Massimo Anelli (Dondena Center for Research on Social Dynamics and Public Policy, Bocconi University)
  • Nicoletta Balbo (Dondena Center for Research on Social Dynamics and Public Policy, Bocconi University)
  • Laura Bernardi (Swiss National Center for Competence in Research LIVES, University of Lausanne)
  • Francesco Billari (Dondena Center for Research on Social Dynamics and Public Policy, Bocconi University)
Les héritages en Suisse augmentent mais leur imposition diminue

Les héritages en Suisse augmentent mais leur imposition diminue

Le volume des héritages en Suisse devrait atteindre un montant record de 95 milliards de francs en 2020, ce qui représente en moyenne environ 11'000.- par habitant. Selon le dernier rapport de la revue Social change in Switzerland, l’héritage joue un rôle de plus en plus important dans la fortune des Suisses, la moitié de la fortune provenant de l’héritage. Parallèlement, l’imposition sur les successions a globalement baissé pour arriver à une moyenne de 1,4% contre 4,1% en 1990 dans un contexte de crainte d’exode fiscale. Avec son article, Marius Brülhart montre que cette crainte ne s’est pas vérifiée et que la succession représente donc une base imposable inexploitée.

95 milliards, c’est la somme totale des héritages en Suisse projetée pour 2020. Ce montant représente aujourd’hui la moitié de la fortune. Mais cette somme importante est de moins en moins soumise à la taxation. En Suisse, l’impôt sur la succession est passé à 1.4% en moyenne contre 4.1 % en 1990, certains cantons ayant même aboli cette taxe. La baisse s’explique en partie par la concurrence fiscale qui a a été un argument fort des différentes votations à ce sujet. Mais la crainte que les fortunes déménagent dans un autre canton en cas d’imposition trop forte sur la succession n’est que « présumée », comme le prouve Marius Brülhart, professeur en économie à l’Université de Lausanne. La concurrence fiscale entre les cantons a ainsi engendré une base imposable inexploitée non négligeable qui pourrait être utilisée pour investir dans de futures prestations publiques, et ce sans effets secondaires majeurs. Avec un retour au taux d’imposition de 1990 (4.1%), chaque canton pourrait dégager 2.5 milliards de francs.

Des héritiers toujours plus âgés

Les Suisses touchent leur héritage de plus en plus tard dans leur vie. 60% des bénéficiaires sont des personnes de plus de 60 ans. La tendance en matière de donations lors de la vie est également à la hausse et représente aujourd’hui 30 à 40 % du volume total des héritages. L’impact des héritages sur les inégalités sociales doit encore faire l’objet d’études. En revanche, les inégalités en matière de répartition de la fortune augmentent en Suisse. 1% de la population détient aujourd’hui plus de 40% de la fortune privée totale contre env. 32% en 1982.

La série Social Change in Switzerland documente l’évolution de la structure sociale en Suisse. Elle est éditée conjointement par le Centre de compétences suisse en sciences sociales FORS, le Centre de recherche sur les parcours de vie et les inégalités LINES et le Pôle de recherche national LIVES – Surmonter la vulnérabilité: perspective du parcours de vie. Le but est de retracer le changement de l’emploi, de la famille, des revenus, de la mobilité, du vote ou du genre en Suisse. 

Nos meilleurs voeux pour 2020!

Nos meilleurs voeux pour 2020!

Le PRN LIVES vous souhaite que 2020 marque le début d’un parcours plein de merveilleuses surprises.

Nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année !

Retrouvez la version animée de cette carte sur notre plateforme Vimeo. 

Dario Spini, Directeur

Eric Widmer, Co-directeur

Colloque LINES / LIVES "Parcours de vie et inégalités sociales"

The Effect of Unemployment Insurance Design on Low Birth Weight and on Partners’ Work Effort

Introduction of the SNF research project, “Family Models and Unemployment: How Intra-Household Economics Moderate the Effects of Unemployment Insurance Design” and presentation of some results from the first two papers. Both papers use quasi-experimental designs looking at changes in unemployment insurance benefits (UI) and use administrative data. In the first paper, the researchers explore how partners within a household support each other during periods of unemployment and how that changes as unemployment insurance benefits erode. It is known that in low-earning or young married households, women increase their incomes when their husbands lose their jobs, called the “Added Worker Effect” or AWE. However, it is not known whether the AWE exists for men nor whether it holds in non-traditional families—a rapidly growing demographic. In this paper the researchers examine the AWE effect for men and for those in non-traditional families. After examining the overall AWE, they consider changes when UI is reduced. In the second paper, they explore the impact of UI generosity on birthweight. It has been shown that UI generosity contributes to better health. However, they do not know: whether these effects extend to family members of the unemployed and whether health effects of UI vary depending on partners’ income. This study addresses these gaps by examining how UI reductions impact the birth weight of children of both women who are themselves unemployed and those who have unemployed partners, for both considering whether partner income buffers the detrimental effects of UI cuts.

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