Inégalités sociales et inégalités de santé chez les personnes âgées : colloque à Montréal

Inégalités sociales et inégalités de santé chez les personnes âgées : colloque à Montréal

Dans le cadre des 27e Entretiens du Centre Jacques Cartier, une équipe LIVES travaillant notamment au Centre interfactultaire de gérontologie et d’études des vulnérabilités de l’Université de Genève participera à deux jours de réflexion interdisciplinaire faisant la part belle aux enquêtes longitudinales les 2 et 3 octobre 2014.

Le Centre Jacques Cartier est une plateforme d’échanges entre la région Rhône-Alpes et le Québec visant la collaboration entre milieux universitaires, milieux d’affaires et gouvernements, sur la base de l’interdisciplinarité. Un de ses objectifs est de "garantir un espace scientifique francophone grâce à l’excellence des communications qui sont présentées lors de ses Entretiens et à celle des réseaux qui s’y constituent", affirme son délégué général Alain Bideau.

Les Entretiens sont un rendez-vous annuel portant sur des problèmes de société. Cette année, les 27e Entretiens auront lieu du 2 au 10 octobre 2014. Les 2 et 3 octobre à Montréal, le premier colloque portera sur « Les interrelations entre la santé et le social dans la vieillesse ». Michel Oris, co-directeur du Pôle de recherche national LIVES, est membre du comité scientifique.

Comme le précise le programme, ce colloque « vise à faire progresser notre compréhension des relations qui existent entre les inégalités sociales et de santé parmi les personnes âgées. Il s’agira de les mettre en évidence, d’établir ou de réfuter les effets de cumul ainsi que les processus de régulation ou d’ajustement qui permettent de maintenir le bien-être individuel. L’étude de l’hétérogénéité dans la vieillesse considèrera aussi les origines des inégalités, les aspects processuels à travers des outils rétrospectifs (calendriers de vie, biographies) ou prospectifs (panels), pour prendre en compte le parcours de vie antérieur ou saisir l’impact du vieillissement.

L’ambition est de dépasser l’opposition encore courante entre l’approche de causalité sociale (le social détermine la santé) et celle de sélection ou causalité inverse (l’origine développementale de la santé et la santé pendant l’enfance déterminent les trajectoires sociales et de santé tout au long de la vie), pour faire ressortir les dynamiques d’interrelations. Cette rencontre se veut un espace de dialogue entre les perspectives sociodémographiques, psychologiques, biomédicales et épidémiologiques, pour discuter et promouvoir l’utilisation des méthodes longitudinales. »

Membres du Pôle de recherche national LIVES à l'Université de Genève, Michel Oris, Rainer Gabriel, Delphine Fagot et Jonathan Zufferey y présenteront un papier.